Des geeks qui se mobilisent contre les tsunamis, non vous ne rêvez pas ! Ce nom code, c’est celui donné au projet qui a germé dans les têtes de l’équipe de l’association CaribeWave FWI. Son objectif ? réaliser un réel dispositif de protection de la population à l’aide d’équipements de haute technologie.

Pour atteindre son objectif, l’association a lancé une campagne de financement sur Internet un mois avant son exercice de simulation de tsunami à Marie-Galante.

Mais avant de vous en dire plus, souvenez-vous, en 2004, la planète entière découvrait l’une des catastrophes la plus destructrice de l’histoire. Un séisme de magnitude 9,1 à 9,3 au large de l’Indonésie provoque un tsunami qui touche essentiellement les pays d’Asie du Sud (Indonésie, Malaisie, Thaïlande, Inde, Sri Lanka). Le bilan est lourd : 225 000 victimes.

A partir de là, des mesures sont prises dans de nombreux pays côtiers afin de prévenir ce type de catastrophe. La France de son côté n’échappe pas aux risques de tsunamis, tant sur ses territoires d’Outre-mer que sur ses côtes hexagonales. ​Ainsi, depuis 2011, La France participe à un exercice de simulation d’alerte tsunami organisé dans la Caraïbe : le CaribeWave.

Face à ce constat et au risque encouru pour les habitants des Antilles françaises, l’association CaribeWave FWI a décidé de s’impliquer en parallèle de l’exercice CaribeWave. En 2015, elle avait déjà organisé un premier exercice de simulation afin de créer un système d’alerte des populations potentiellement isolées et donc coupées de toute information en cas de catastrophe majeure en utilisant et hackant les réseaux à disposition (radio, hotspots, émetteurs résilients). Comme elle précise, son intervention ne substitue pas aux missions de l’État et viendrait tout simplement, la renforcer.

Une campagne de crowdfunding lancée pour mener à bien ce projet

L’association Caribe Wave France Antilles organise pour cette nouvelle édition, une opération de plus grande envergure et de monter en puissance dans la mobilisation de moyens aériens, télécommunications, hébergement de données cartographiques, météorologiques et sismiques en temps réel.

Son objectif :

  • former des hommes et des femmes pour bâtir, reconstruire et exploiter des infrastructures de télécommunications ;
  • photographier et cartographier les côtes avant et après ces désastres ;
  • mettre en place des réseaux de capteurs citoyens pour anticiper, prévenir de l’imminence de crises majeures ;
  • exploiter les réseaux sociaux pour alerter, prévenir et éviter les rumeurs.

Dispositifs déployés :

  • reconnaissance et photographie aérienne avec un avion ;
  • reconnaissance et photographie avec des drones ;
  • déploiement de stations météo ;
  • déploiement d’un réseau d’accéléromètres ;
  • déploiement de faisceaux hertziens ;
  • déploiement d’une antenne relais 4G ;
  • réception de signaux ADSB &AIS pour trafic aérien et maritime.

La simulation se déroulera le 17 mars 2016 en Guadeloupe sur l’île de Marie-Galante.

Un jeune guadeloupéen, génie du numérique à la manoeuvre

Comme l’indique Time2Link sur son site, l’un des porteurs de ce projet n’est autre que Gaël Musquet, un jeune guadeloupéen qui occupe le poste de chargé de mission à « La Fonderie » (agence numérique de la région Ile-de-France) et il est également porte-parole pour l’association OpenStreetMap France. L’un de ses passe-temps favoris ? Cartographier la Guadeloupe quand il est en vacances.

Si vous souhaitez en savoir plus sur ce projet, son équipe et contribuez à leur campagne de financement, rendez-vous sur : Geeks contre tsunami.