Crédits photo : defensacentral.com

Nous ne sommes plus qu’à trois semaines du début d’un rendez-vous historique pour l’outre-mer. La réception du 1er tour de la prestigieuse Coupe Davis entre la France et le Canada, au vélodrome Amédée Detraux à Baie-Mahault. Une première en Guadeloupe, une première en outre-mer. Si l’événement attirera des milliers de supporters français et canadiens, peut-on considérer qu’il soit une aubaine pour le tourisme local ? La réponse en trois points.

Lorsque la Guadeloupe s’est portée candidate pour recevoir ce 1er tour de la Coupe Davis chez elle, elle n’imaginait sûrement pas les multiples rebondissements qui interviendraient par la suite. Portée et souhaitée par Victorin Lurel alors Président de la Région Guadeloupe à l’époque, la candidature de la Guadeloupe est finalement retombée entre les mains de son successeur Ary Chalus. Souvenez-vous, le nouveau Président de Région évoquait juste après sa prise de fonction, la possibilité pour la Guadeloupe de renoncer à l’organisation de cette compétition mondiale.

Au final, après une mise au point entre les différentes institutions (Région Guadeloupe, Etat et la Fédération Française de Tennis) concernant notamment la prise en charge des frais d’organisation qui s’élèvent en millions d’euros, la Guadeloupe via son Président de Région confirme son intention de recevoir sur ses terres la Coupe Davis du 4 au 6 mars prochain. A partir de là, un chantier pharaonique est lancé au vélodrome Amédée Detraux, transformé pour l’occasion en complexe de tennis.

Après avoir pris une tournure politique puis polémique après les propos de Gael Monfils, l’essentiel à retenir est que l’outre-mer sera pendant quatre jours le théâtre d’une des plus grandes compétitions sportives au monde. Une opportunité rare et qui devrait sans surprise avoir un impact positif sur l’économie du pays et son tourisme grâce aux retombées liées à l’organisation de l’événement mais également la venue de milliers d’intervenants en lien avec la Coupe Davis tels que les supporters, des journalistes du monde entier et autres visiteurs de la zone Caraïbe.

La Coupe Davis, l’une des compétitions les plus regardées au monde

Il y a le Super Bowl aux Etats-Unis, les Jeux Olympiques, la Coupe du Monde du football ou encore, le Tour de France mais la Coupe Davis reste un rendez-vous incontournable depuis des décennies et cela ne risque pas de changer de sitôt car des amateurs de tennis, on en trouve dans tous les pays. Pour vous donner une idée, un 1er tour de Coupe Davis pour la France, c’est en moyenne 400 000 à 500 000 téléspectacteurs. Difficile de trouver une vitrine plus efficace qu’une compétition sportive de prestige. Du 4 au 6 mars prochains, ce sont donc des centaines de milliers de téléspectateurs qui seront rivés devant leur télévision pour visionner les matchs de simple et double de ce France-Canada. Autant de potentiels clients pour le tourisme local.

Des milliers de supporters canadiens et français feront le déplacement

Selon le Comité de Tourisme des Îles de Guadeloupe (CTIG), entre 500 et 1 000 supporters canadiens sont attendus en Guadeloupe du 4 au 6 mars et plus, si affinités. Du côté de la France, si les bleus pourront compter sur les supporters locaux, des milliers de supporters en provenance de la France hexagonale devraient faire le déplacement car les bleus voyagent avec leurs supporters et leur amour indéfectible pour l’Equipe de France. N’oublions pas que la période correspond aux vacances d’hiver donc en plus du flux touristique dû à la saison en plein pic à cette période, les professionnels du secteur de l’hôtellerie ou encore, de la restauration bénéficieront d’une demande supplémentaire. L’occasion parfaite de fidéliser une clientèle qui connaît les Antilles certes peut-être de nom mais qui ne manquera sûrement pas de revenir par la suite et surtout d’évoquer la Guadeloupe à leur retour dans leurs pays respectifs.

La Coupe Davis en Guadeloupe, des semaines de publicité gratuite

Depuis l’annonce de la Fédération Française de Tennis le 4 décembre d’organiser ce France-Canada en Guadeloupe, autant le dire, l’île aux belles eaux bénéficient d’une mise en avant gratuite. En effet, le nom « Guadeloupe » circule sans arrêt sur la Toile depuis début décembre, en radio mais aussi en télé et dans la presse écrite du monde entier. Autrement dit, trois mois de « Guadeloupe » en France, au Canada et dans des centaines de pays du monde intéressés ou concernés par la Coupe Davis. Une opportunité qui est un juste retour des choses quand on sait l’investissement (le coût de l’organisation est estimé à plus de 3 millions d’euros pris en charge par la FFT, l’Etat et la Région Guadeloupe, ndlr) que représente la réception de ce 1er tour de Coupe Davis pour une île confrontée à différentes problématiques économiques.

La Guadeloupe est maintenant prévenue, la planète entière aura les yeux posées sur elle durant trois jours. Sera t-elle au rendez-vous ? Les acteurs économiques en sauront-ils tirer profit ? Réponse, le 4 mars 2016.

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