En mai 2015, une épidémie de Zika a débuté au Brésil. Une surveillance renforcée est alors mise en place aux Antilles et en Guyane. Le 4 décembre, un regroupement de cas évocateurs de Zika est signalé en Martinique dont l’un est ensuite confirmé biologiquement. Le 15 décembre, le premier cas importé est confirmé en Guyane. Moins d’un mois plus tard, près de 20 cas ont été confirmés aux Antilles-Guyane par les autorités sanitaires.

Dans son dernier point épidémiologique, la Cellule Interrégionale d’Epidémiologie Antilles révèle que la situation épidémiologique du Zika en Martinique correspond au niveau 2 du Psage arbovirose : transmission autochtone débutante. Les zones principalement impactées connues sont le centre de la Martinique (agglomération foyalaise et façade atlantique correspondante), le Nord Caraïbe et certaines communes du Sud. A ce jour, 12 cas ont pu être confirmés : 3 à Schoelcher, 1 à Fort de France, 1 au Lamentin, 5 au Robert, 1 à Saint Luce et 1 à Trinité.

Du côté de la Guyane, la situation épidémiologique du Zika correspond au niveau 2 du Psage arbovirose : transmission autochtone débutante du virus. Les zones impactées connues sont l’Ile de Cayenne et l’Ouest Guyanais. A ce jour, 7 cas biologiquement confirmés et autochtones ont été enregistrés : 1 habite Rémire, 3 habitent Saint-Laurent du Maroni, 2 habitent Matoury, 1 habite Cayenne.

Enfin, en Guadeloupe et dans les collectivités de Saint Martin et de Saint Barthélemy, la situation épidémiologique du Zika correspond au niveau 1c du Psage arbovirose : pas de circulation virale autochtone avérée avec circulation virale en Martinique et en Guyane.

L’Institut Pasteur de Guyane réalisé la première séquence génétique complète du virus Zika circulant en Amérique

En novembre dernier, sollicité par ses collègues du Surinam, l’équipe du laboratoire de virologie de l’Institut Pasteur de la Guyane, Centre national de référence des arbovirus pour la région Antilles-Guyane, a confirmé les cinq premiers cas autochtones d’infection par le virus Zika au Surinam. Publiée aujourd’hui dans la revue The Lancet, l’analyse de ce génome montre qu’il s’agit d’un lignage asiatique qui présente plus de 99% d’homologie avec la souche responsable de l’épidémie en Polynésie française en 2013.

C’est à partir de l’un des cinq échantillons que les chercheurs de l’Institut Pasteur de la Guyane viennent d’établir la séquence génétique complète de cette souche virale.

« Jusqu’ici peu de séquences intégrales de ce virus et aucune de la souche circulant actuellement en Amérique du Sud et en Amérique Centrale n’étaient disponibles. L’obtention de la séquence complète du virus est un point de départ important pour mieux comprendre l’évolution de son comportement » indique Dominique Rousset, responsable du laboratoire de virologie et du Centre national de référence des Arbovirus à l’Institut Pasteur de la Guyane.

Rappelez-vous, en 2015, les premiers cas de Zika ont été confirmés au Brésil. Le pays subit aujourd’hui la plus importante épidémie jamais décrite, avec 440 000 à 1 300 000 cas suspects rapportés par les autorités de santé brésiliennes. Le Brésil au centre de l’actualité à l’approche des Jeux Olympiques de Rio.

Depuis le virus Zika s’est rapidement propagé, affectant à ce jour 10 pays de la zone tropicale du continent américain ainsi que les Caraïbes, selon l’Institut Pasteur de Guyane.

 

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