Crédits photo : louis-josephmanscour.fr

Le texte stipulant l’interdiction aux pêcheurs d’utiliser des filets dérivants devrait être retiré sous peu. Annonce faite aujourd’hui par l’eurodéputé Louis-Joseph Manscour. C’est lors d’une rencontre aujourd’hui au Parlement européen à Strasbourg les Commissaires européens Corina Cretu (Développement Régional) et Karmenu Vella (Pêche et Environnement) que ce dossier a été abordé.

Louis-Joseph Manscour peut-être satisfait, sa démarche entreprise auprès des Commissaires européens a porté ses fruits. Convié ce mercredi à une séance de travail au Parlement européen à Strasbourg, qui avait pour objet d’aborder les problématiques actuelles dans les outre-mer, l’eurodéputé en a profité pour interpeller directement le Commissaire à la Pêche au sujet de la proposition faite en mai 2014 d’interdire l’utilisation des filets dérivants. Comme il le rappelle sur sa page Facebook, cette annonce avait provoqué une levée de boucliers chez les professionnels de la filière pêche notamment aux Antilles-Guyane.

« Les mesures décidées à Bruxelles en matière de pêche vont souvent à l’encontre des intérêts ultramarins. Voilà pourquoi j’ai fait part au Commissaire Vella de mon extrême réserve quant à la proposition d’interdire cette technique de pêche », explique le député européen socialiste.

La Commissaire a bien reçu son message et a finalement décidé de changé de cap. « Les conséquences socio-économiques d’une telle interdiction seraient catastrophiques. Par conséquent, je suis particulièrement satisfait de la réponse du Commissaire, qui nous a assuré que ce texte serait retiré. Je reste néanmoins vigilant et attentif, afin que cette mesure ne soit pas réintroduite par l’intermédiaire d’un autre « véhicule législatif », poursuit Louis-Joseph Manscour ».

Les eurodéputés des RUP, en accord avec la Commissaire Cretu, ont par ailleurs décidé de renouveler ce type de rencontre dans un avenir très proche. En effet, nombreux sont les sujets d’inquiétudes pour nos territoires, au premier rang desquels, les accords de commerce en cours négociation qui pourraient avoir un effet dévastateur sur les économies ultramarines déjà fragilisées.

Des sujets qui seront sans doute abordés du 29 au 31 mars prochains lors du déplacement en Martinique d’une délégation composée d’une quinzaine de députés européens.

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