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Par Stécy Lancastre, étudiante en Master 1 Journalisme

Une étude Ipsos menée auprès de 134 grandes écoles françaises dévoile que les étudiants privilégient le contenu et l’ambiance de leur futur emploi aux conditions matérielles. En résumé, les jeunes favorisent le bien-être au travail.

Ce lundi 25 janvier, une étude Ipsos a relevé que les jeunes s’engagent d’abord socialement dans leur travail et ne considèrent pas la rémunération comme étant une priorité dans leur choix de métier. Cette enquête a été réalisée en partenariat avec la Conférence des grandes écoles (CGE) auprès de 134 écoles, soit 2 111 étudiants et 1 193 alumni (anciens élèves).

80% des étudiants provenant des grandes écoles ont déjà une idée plutôt précise de leur future carrière une fois diplômés. Près de 9 étudiants sur 10 pensent qu’avoir un poste « stimulant » est primordial ou très important dans le choix de leur futur métier, lorsque 84% d’entre eux mettent en avant l’ambiance et le bien-être au travail.

Les perspectives d’évolution et la fierté que le travail procure sont également des critères mis en avant par les étudiants de grandes écoles, sans oublier les responsabilités. Pour trois étudiants sur quatre, exercer un métier « en phase avec ses valeurs » est également primordial. A contrario, le temps de trajet, le temps de travail et la rémunération emportent l’adhésion de moins d’un étudiant sur deux (respectivement 29%, 31% et 46%).

Des étudiants qui cherchent à créer du sens

Les étudiants de grandes écoles veulent être utiles et participer à l’innovation. 97 % serait fier « d’avoir apporter des changements à la société », quand 94% des jeunes interrogés seraient fiers « d’avoir innové ».

Près de neuf étudiants sur dix veulent également agir sur le marché de l’emploi, et seraient fiers d’avoir « permis à des personnes de se développer professionnellement » ou d’avoir « créé de l’emploi ». À l’opposé, seul un étudiant sur deux serait fier « d’avoir gagné beaucoup d’argent ».

La rémunération est classée en dixième critère sur 16 critères d’influence proposés pour le choix du futur métier de ces derniers. L’argent n’a donc pas une grande influence dans le choix de cette génération. Les jeunes diplômés misent sur le bien-être pour cultiver leurs talents et s’épanouir professionnellement dans la carrière qu’ils auront choisie avec soin.

Avec des critères qui mettent en avant le bien-être, l’ambiance et l’innovation, les étudiants se révolteraient-ils inconsciemment du burn-out qui sévit dans le monde du travail ? Affaire à suivre…

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