Le gouvernement a remis au Parlement un rapport sur les éventuelles différences de prix entre des produits destinés respectivement aux hommes et aux femmes. L’objet du rapport est de déterminer s’il existe un phénomène global de surcoût pour les femmes, dénoncé par des associations féministes par l’expression « taxe rose » (ou « woman tax »).

Deux études ont été conduites. La première porte sur les différences de prix sur trois familles de produits : les déodorants en spray, les rasoirs jetables et les hydratants pour la peau. Il apparaît que les différences de prix existent tour à tour soit sur les produits destinés aux hommes, soit sur ceux destinés aux femmes. La seconde étude porte sur les services aux particuliers (serruriers, réparation automobile, déménageurs). Des demandes de devis ont été faites par appel téléphonique afin de vérifier si l’accueil et le devis étaient identiques pour un homme ou pour une femme.

Dans sa conclusion, le Gouvernement constate qu’un phénomène global de « woman tax » n’est pas avéré, les disparités entre sexes pouvant être défavorables aux hommes ou aux femmes selon les produits. Toutefois, la segmentation des marchés en produits plus spécifiquement adressés aux femmes ou aux hommes au-delà d’entretenir les stéréotypes, sont à l’origine d’un surcoût (achats de plusieurs produits, différenciation produisant un prix supérieur). Ainsi, le gouvernement va engager une concertation avec les acteurs pour lutter contre ce phénomène.

Le rapport a été rédigé en application de l’article 48 de la loi du 6 août 2015 pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques (dite « loi Macron »). Selon cet article, « un rapport portant sur les conséquences du marketing différencié en fonction du sexe, les écarts de prix selon le sexe du consommateur et les inégalités pesant sur le pouvoir d’achat des femmes et des hommes » devait être remis au Parlement au plus tard, le 31 décembre 2015.

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