Un moustique de genre aedes

Le ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes confirme l’identification, en Martinique et en Guyane, de deux premiers cas de personnes contaminées par le virus Zika.

Dans un communiqué transmis ce samedi soir à notre rédaction, l’Agence Régionale de Santé précise que ses agences de Guyane, de Martinique et de Guadeloupe sont mobilisées pour mettre en œuvre toutes les mesures permettant de surveiller et de limiter la dissémination du virus et de prendre en charge les personnes concernées contaminées par ce virus émergent. Les professionnels de santé sont informés de la mise en œuvre de ces dispositions.

La Guadeloupe et les îles du nord épargnées pour l’heure

Dans un second communiqué, l’ARS Guadeloupe, Saint-Martin, Saint-Barthélemy informe la population que les services de veille sanitaire et de lutte anti vectorielle sont en alerte depuis le mois de Septembre 2015. En effet, à ce jour, aucun cas de Zika n’a été confirmé sur l’archipel guadeloupéen. Les médecins de ville sensibilisés, sont en mesure de prendre en charge les cas suspects et de les signaler à tout moment à l’ARS.

POUR RAPPEL :

le virus Zika appartient à la famille des Flaviviridae du genre Flavivirus, comme ceux de la dengue. Il se transmet d’homme à homme par l’intermédiaire d’une piqure de moustique du genre Aedes, dont Aedes aegypti. En cas de piqûre, le moustique prélève le virus sur une personne infectée. Après un délai d’incubation chez le moustique de l’ordre de quelques jours et à l’occasion d’une autre piqure, le moustique peut transmettre le virus à une personne saine. Les mesures individuelles de protection contre les piqures de moustiques sont donc indispensables pour lutter contre le développement d’une épidémie. Contrairement au moustique vecteur du paludisme, l’Aedes a une activité principalement diurne avec une recrudescence d’activité le matin et en fin de journée. C’est donc aussi dans la journée qu’il faut se protéger.

Ce virus, étant transmis par le même moustique que celui responsable de la dengue et du chikungunya (Aedes aegypti), l’ARS rappelle que les mesures de prévention et de protection, connues de tous, sont plus que jamais de rigueur.

Une attention particulière est recommandée aux femmes enceintes dès le début de la grossesse :

– éviter les piqûres de moustique surtout en journée (répulsifs, vêtements longs, moustiquaires) ;

– assurer un suivi médical rigoureux de la grossesse auprès de la PMI, dont l’accès est gratuit, ou du médecin généraliste, du gynécologue, de la sage-femme.

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