Pete Ceglinski et Andrew Turton, co-fondateurs de "The Seabin Project"

Ils sont australiens, l’océan est leur deuxième maison et leur objectif à eux, c’est de trouver des solutions pour protéger l’océan de la pollution. Un problème majeur pour l’homme quelque soit sa situation géographique et auquel nous sommes quotidiennement confrontés en Outre-mer.

Pete et Andrew ont créé « The Seabin project », en clair une poubelle écologique qui collecte les déchets flottants à la surface de l’eau. Une idée ingénieuse qui pourrait permettre à terme aux eaux des ports et marinas des départements d’Outre-mer d’être nettoyées quotidiennement. Vous voulez savoir comment ? Qui, mieux que les concernés pour répondre à cette question…La rédaction de Mediaphore s’est entretenue avec Pete Ceglinski, co-fondateur de « The Seabin Project »…

Mediaphore : Bonjour Pete, qui se cache derrière « The Seabin Project » ?

Pete Ceglinski : Mon nom est Pete Ceglinski, je suis le co-fondateur de « The Seabin Project ». Andrew Turton est l’autre co-fondateur. SMS est actionnaire de Seabin Pty Ltd qui propose du soutien aux entreprises.

Mediaphore : D’où vous est venue l’idée de créer « The Seabin Project » ?

PC : Tout simplement du fait d’être exposé régulièrement à la pollution des océans en pratiquant la voile, le surf ou en étant dans l’eau. Andrew a eu l’idée, il y a 8 ans de cela.

Mediaphore : Quel est le rôle précis de cette poubelle écologique ?

PC : Le rôle de la poubelle Seabin est de prévenir la pollution des océans en collectant des objets qui flottent à la surface de l’eau tels que le plastique.

seabin

Mediaphore : Quels autres types de déchets cette poubelle peut-elle collecter ?

PC : Elle peut collecter des sacs plastiques, des bouteilles en verre ou en plastique, du papier, de la mousse ou encore, des débris naturels. De manière globale, tout ce qui flotte à la surface peut être capté par la poubelle Seabin. Elle peut également absorber l’huile présente à la surface de l’eau.

dechets

Mediaphore : Pour mener à bien votre projet, vous récoltez des fonds via une plateforme de financement participatif. De quelle somme avez-vous besoin pour concrétiser ce projet et où en êtes-vous de la collecte ?

PC : Nous avons besoin de 150 000 euros pour supporter les coûts de fabrication et de production. 10 % de notre objectif est pour l’heure atteint.

Mediaphore : Bénéficiez-vous du soutien des institutions locales ou d’autres partenaires ?

PC : Nous n’avons pas sollicité ou approché les institutions, nous voulons juste concrétiser ce projet et ne voulons pas attendre les complications liées aux démarches politiques lors d’une demande d’aides ou de garanties. Nous avons fait appel à nos fonds propres pour tout, toutes nos économies personnelles y sont passées. Nous avons vendu des planches de surf afin de payer les juristes. Nous sommes ouverts à toute proposition. Nous souhaitons juste que le projet se concrétise le plus rapidement possible.

Mediaphore : La poubelle écologique Seabin sera t-elle disponible dans tous les pays ?

PC : Oui, nous souhaitons qu’elle devienne un produit connu dans le monde entier. C’est uniquement comme ça que nous pouvons stopper la pollution des océans par le plastique.

Merci à vous, Pete et Andrew pour cette interview.

Si vous souhaitez en savoir plus sur « The Seabin Project » ou participez à leur collecte de fonds :

Facebook : www.facebook.com/The-Seabin-project-927473997320061

Site web : www.seabinproject.com

La campagne de crowdfunding : www.indiegogo.com/projects/cleaning-the-oceans-one-marina-at-a-time#/

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