Crédits photo : NASA

Le phénomène El Niño en cours sur le Pacifique Equatorial est l’élément majeur de l’état actuel du système climatique planétaire. Cet événement El Niño est d’un niveau comparable à celui de l’évènement de 1997/1998 qui restait jusqu’ici le plus intense observé depuis le début des mesures dans les années 1950.

L’année 2016 sera probablement la plus chaude jamais enregistrée sur Terre. Une quasi-certitude pour les experts et spécialistes en météorologie. Le nom du responsable ? El Niño. Ce phénomène océanique à grande échelle du Pacifique équatorial, affectant le régime des vents, la température de la mer et les précipitations.

Ci-dessous, une animation fournie par la NASA qui détaille l’activité récente de El Niño en comparant celle de 1997 à celle de 2015, pratiquement aux mêmes dates. La différence est flagrante :

Source : NASA
Source : NASA

Figure ci-desssus : anomalie de température de surface de l’océan du mois de novembre 2015 (source Mercator Océan). Le phénomène El Niño est clairement visible dans l’océan Pacifique au niveau de l’Equateur (eaux plus chaudes que la normale du jaune au rouge).

Prévisions pour le trimestre janvier, février et mars 2016 :

Pour les températures :

Dans un contexte de réchauffement climatique global, l’étendue des zones océaniques plus chaudes que la normale renforce  la probabilité d’anomalies chaudes de l’atmosphère sur la plus grande partie du globe. Les exceptions, peu nombreuses, concernent  les zones océaniques où la température des eaux de surface  se maintiendra en dessous de  la normale, et seulement 2 régions continentales : le Mexique et le sud des États-Unis d’une part, et l’Argentine, l’Uruguay et l’extrême sud du Brésil d’autre part.

Source : meteofrance.com
Source : meteofrance.com

Et l’Outre-mer, dans tout ça ?

Compte-tenu du fort évènement El Niño en cours et prévu pour les prochains mois, la prévisibilité est accrue dans les régions tropicales. La confiance est donc particulièrement bonne pour la plupart de ces régions.

Océan Atlantique

Antilles

Un scénario plus chaud que la normale est très probable. En ce qui concerne les précipitations, le trimestre devrait être sec sur la Martinique et la Guadeloupe ;  aucun scénario ne se dégage en revanche pour les Iles du Nord.

Guyane

Un trimestre chaud est très probable. Les trois mois à venir devraient également être plus secs que la normale.

Saint-Pierre et Miquelon

Le scénario qui se dégage est celui d’un trimestre plus doux et plus humide que la normale.

Océan Indien

Sur le sud-ouest de l’océan Indien, la saison cyclonique (pour la période décembre-avril) devrait être moins intense que la normale.

La Réunion et Mayotte

Les modèles s’accordent sur un trimestre plus chaud que la normale. Aucun scénario n’est privilégié pour les précipitations.

Océan Pacifique

En Nouvelle-Calédonie 

Le scénario sec est très probable. Aucun scénario n’est privilégié pour les températures.

À Wallis et Futuna

Le scénario chaud est probable. Aucun scénario ne se dégage pour les précipitations.

En Polynésie

Les cyclones épargnent généralement la Polynésie. Toutefois, dans un contexte de fort El Niño, ils voient leurs zones de formation et leurs trajectoires modifiées et peuvent venir menacer cette région du globe. En cas de cyclone, les cumuls de précipitations peuvent alors être temporairement très importants, indépendamment du type de temps dominant le reste de la saison.

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