La Guadeloupe, la Martinique, la Guyane et la Réunion

Elles sont 36 700 en France métropolitaine et dans les Départements d’Outre-mer. 36 700 villes qui cumulent 63,4 milliards d’euros de dette en 2014, selon le Journal du net. Partant de là, le site économique en ligne a établi un classement des villes les plus endettées de France et d’Outre-mer en 2014, qu’il révèle aujourd’hui sur son site.

On a tendance à dire que les chiffres ne mentent jamais et dans ce cas précis, ces derniers ne font pas les affaires de certaines villes de France et des DOM. Les départements d’Outre-mer plutôt bien représentés dans ce classement qui nous apprend notamment que Fort-de-France est la ville d’outre-mer la plus endettée en 2014. Sa dette par habitant comprise entre 2 000 et 2 999 € s’élève précisément à 2 548 € (voir figure ci-dessous).

Les dettes des villes de plus de 20 000 habitants en 2014

Les dettes des villes de plus de 20 000 habitants en 2014 - Source : journaldunet.com
Les dettes des villes de plus de 20 000 habitants en 2014 – Source : journaldunet.com

Avec cette donnée chiffrée, le chef-lieu de la Martinique se retrouve dans le top 20 national des villes à la plus forte dette par habitant en 2014 (villes +20 000 habitants – voir figure ci-dessous) et se classe de fait en 19ème position parmi les 20 villes à la plus forte dette totale en 2014 (villes +20 000 habitants).

Trois villes de la Guadeloupe se distinguent dans ce classement

La Guadeloupe compte en son sein, trois villes classées parmi les villes de France où la dette par habitant a le plus augmenté entre 2000 et 2014 : Baie-Mahault (3ème sur 20), Sainte-Rose (19ème sur 20) et le Gosier (20ème sur 20).

Dans le cas présent, le Journal du Net révèle à travers cette étude que la Guadeloupe est ainsi le deuxième département le plus représenté à ce palmarès avec 3 villes (de plus de 20 000 habitants) au compteur, juste derrière les Hauts-de-Seine (4 villes),

La Guyane est également représentée dans ce top 20 avec la ville de Remire-Montjoly, classée 4ème. Quant à la Réunion, 8 de ses villes ont une dette par habitant comprise entre 1 000 € et 1 999 €. La palme revient à la ville de Sainte-Marie avec une dette par habitant en 2014 qui s’élève à 1 664 €.

Le Journal du Net dans son dossier précise tout de même que si certains chiffres ont de quoi impressionner, il faut les relativiser par rapport au montant de l’endettement par tête et à la moyenne de la strate.

Par ailleurs, il ne faut pas confondre dette et mauvaise gestion. Tout dépend de son utilisation : sert-elle à financer des investissements ou à payer les charges de fonctionnement, comme la rémunération des personnels, les dépenses d’entretien et de fourniture ?

Il faut également regarder du côté de la capacité de désendettement d’une commune, exprimée en nombre d’années qu’elle mettrait à rembourser l’intégralité de sa dette si elle devait y consacrer la totalité de son épargne.

Enfin, il faut prendre en compte le niveau de la dette. Exemple : même en ayant augmenté de près de 68 000% entre 2000 et 2014, la dette par Cergyssois ne s’élève qu’à 464 euros en 2014. De quoi faire rougir les habitants de la commune voisine d’Argenteuil, où la dette par tête atteint 2 823 euros.

Méthodologie

Les chiffres cités ci-dessus sont ceux des budgets principaux exécutés des communes dont les données comptables ont été centralisées par la direction générale des Finances publiques du ministère de l’Economie et des Finances. Les évolutions et les données par habitant ont été calculées à partir des données de population fournies par l’Insee. La capacité de désendettement a été obtenue en divisant l’encours de la dette totale par la capacité d’autofinancement. La mention « Non pertinent » est attribuée à la capacité de désendettement d’Argenteuil (Val-d’Oise), Fort-de-France (Martinique), Remire-Montjoly (Guyane) et Sainte-Rose (Guadeloupe) car, d’après Bercy, ces communes présentent une capacité d’autofinancement négative.

Seules les villes de plus de 20 000 habitants ont été retenues, pour éviter le biais des communes touristiques situées en montagne ou sur le littoral à la population administrative très faible. Les données pour Mayotte ne sont pas disponibles.

L’endettement total en 2000 des communes de Lille et Cherbourg-Octeville ne sont pas disponibles. A noter que cette dernière est issue de la fusion des communes de Cherbourg et d’Octeville, effective au 1er mars 2000.

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