Sûrtab, ce nom ne vous dit peut-être rien pour l’heure et pourtant il se peut que d’ici quelques années vous soyiez en possession d’une tablette tactile sûrtab conçue et assemblée à…Haïti ! Et oui, c’est au coeur de Port-au-Prince, non loin de l’aéroport international que l’usine de fabrication de tablettes tactiles haïtienne est implantée. Deux ans après sa création, notre rédaction s’est penchée sur ce projet novateur et prometteur…

Plus de 60 employés haïtiens, 5 000 puis désormais plus de 7 000 tablettes assemblées par mois, des chiffres qui continuent d’évoluer au fil du temps. Fondée en 2013 par Marteen Boute et Richard Coles, la société haïtienne s’est lancée un sacré défi technologique dans un pays au contexte économique complexe. Un pari osé mais payant puisque sûrtab se vendrait plutôt bien sur le territoire haïtien et est en prime expédiée aux Etats-Unis et au Canada uniquement pour l’instant.

Tablette tactile mais pas seulement…

Sûrtab est proposée à la clientèle dans 3 versions : Wifi, 3G et HD 3G. Ce qui signifie qu’en plus d’offrir un accès complet à Internet via Android, la tablette tactile est également un téléphone ! Un atout majeur pour ce produit vendu 285 $ soit environ 270 € pour son modèle haut de gamme. Pour ce prix vous aurez droit entre autres à la tablette tactile + téléphone 3G écran 7 pouces, 1 GB de mémoire, Wifi, Bluetooth, GPS, radio, un appareil photo 2 millions de pixels ainsi qu’un port pour une extension de mémoire via microSD jusqu’à 32 GB de capacité.

Final_Surtab-03

Un concentré de technologies à un tarif abordable dans un pays où le pouvoir d’achat est particulièrement faible. Un pari osé mais au-delà de l’aspect technologique, ce projet a le mérite de générer de l’emploi dans un pays où le chômage touche les deux tiers de la population.

surtab
Source : surtab.com

 

Articles similaires

1 COMMENTAIRE

  1. Mediaphore se félicite de la première tablette made in Haïti.

    Mais pourquoi quand on sait ce qui suit :

    Après le textile, voilà un autre secteur de consommation de masse que Haïti encouragé par la volonté d’investisseurs étrangers compte développer.

    Haïti c’est un peu comme avoir un peu de la Chine en Caraïbe :

    1 – Une main d’œuvre corvéable, abondante, compétente mais surtout bon très bon marché même.
    2 – Le salaire moyen haïtien avoisine difficilement les 4€ / jour soit un revenu mensuel de 80€. Je vous laisse imaginer le salaire horaire.

    Il est donc moins cher de produire en Haïti que de produire en Chine qui a vu le salaire moyen chinois augmenté ces dernières années pour s’établir à 11€/ jour pour 220€ mensuel pour 20 jours travaillés.

    –> Alors comment partager votre enthousiasme béa qui se félicite de la création de la première tablette en Haïti sous prétexte de la création d’une soixantaine d’emploi pour moins de 5000€ de charges de personnel par mois.

    Il n’en demeure pas moins que les dirigeants ne sont pas haïtiens, que le capital n’est pas haïtien, que la technologie, les composants ne sont pas haïtiens et que seule la main d’œuvre est haïtienne.

    Quand les chinois travaillaient pour moins de 4€, on parlait d’esclave moderne.

    Alors Mediaphore peut on se réjouir de l’esclavage moderne du peuple haïtien?

    Quel aurait été votre avis si ces tablettes avaient été assemblées en Martinique dans les mêmes conditions?

    Vous auriez sans doute crié au scandale. Votre article est affligeant.

Laisser un commentaire