La France va présider et accueillir la 21ème Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP21/CMP11), du 30 novembre au 11 décembre 2015. C’est une échéance cruciale puisqu’elle doit aboutir à un nouvel accord international sur le climat, applicable à tous, pour maintenir le réchauffement climatique en-dessous de 2°C.

1) Qu’est ce que la COP21 ?

Ce sommet international se tient au Parc des expositions de Paris – le Bourget. Il doit aboutir à un accord international sur le climat, applicable à tous les pays, dans l’objectif de limiter le réchauffement mondial à °C d’ici 2100.  La COP21 doit également permettre aux pays développés de mobiliser 100 milliards de dollars par an à partir de 2020, en partie via le Fonds vert pour le climat, afin d’aider les pays en voie de développement à lutter contre le dérèglement climatique.

2) Pourquoi parle t-on des 2°C ?

Un réchauffement supérieur à 2°C entraînerait des conséquences graves, comme la multiplication des événements climatiques extrêmes. À Copenhague en 2009, les pays ont affirmé leur volonté de limiter le réchauffement climatique à 2°C d’ici 2100. Pour atteindre cet objectif, les experts climatiques du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) estiment que les émissions mondiales de gaz à effet de serre doivent être réduites de 40 % à 70 % d’ici à 2050 et que la neutralité carbone (zéro émission) doit être atteinte au plus tard à la fin du siècle.

3) 100 milliards, mais pourquoi ?

Les pays développés se sont engagés, à Copenhague en 2009 et à Cancun en 2010, à mobiliser conjointement 100 milliards de dollars par an d’ici 2020 pour aider les pays en développement à faire face au dérèglement climatique.

Cette somme peut provenir de sources bilatérales ou multilatérales, publiques et privées, y compris innovantes (par exemple, la contribution française à la taxe sur les transactions financières). Concernant les financements publics, ils peuvent prendre plusieurs formes : les fonds multilatéraux comme le Fonds vert ; des institutions multilatérales ou régionales comme la Banque mondiale ; les contributions des gouvernements ; des institutions bilatérales comme l’Agence Française de Développement.

Ainsi, les 100 milliards ne sont pas à confondre avec le Fonds vert, une partie seulement de cette somme a vocation à transiter par Le Fonds vert.

La question des 100 milliards est un enjeu important des négociations : l’assurance des pays en développement que les pays développés respecteront cet engagement est essentiel pour créer la confiance nécessaire à la négociation d’un accord à Paris. Les présidences française et péruvienne ont donc commandé un rapport à l’OCDE en collaboration avec le think-tank Climate Policy Initiative afin de faire le point en prenant en compte les efforts faits cette année sur les méthodologies de comptabilisation des financements publics et privés déjà mobilisés, en particulier les efforts déployés par les banques de développement et par les pays contributeurs sur la finance privée. Le rapport sera publié le 9 octobre lors de la réunion des ministres des finances sur le climat à Lima, qui sera coprésidée par les ministres des finances français et péruvien et servira d’input à la discussion visant à avoir une compréhension partagée des efforts faits jusqu’ici et des perspectives dynamiques jusqu’en 2020.

 

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