Selon un rapport de l’Autorité de la qualité de service dans les transports (AQST), la ponctualité dans le secteur aérien s’est déterioré en 2016. Les liaisons avec l’Outre-mer atteignent elles, un niveau de retard plus que préoccupant.

L’exercice 2015-2016 n’a pas réussi à l’un des facteurs clés du secteur aérien : la ponctualité. Selon le rapport annuel de l’Autorité de la qualité de service dans les transports (AQST) qui met en ligne son bilan 2016 sur la qualité générale des transports publics de voyageurs en France, la ponctualité dans le secteur aérien n’était pas au rendez-vous, pire, il s’est détériorée entre 2015 et 2016 en France.

Premiers vols analysés, les vols intérieurs. Les trois vols en tête du classement des liaisons les moins ponctuelles (de ou vers Paris) sont Figari (Corse)/Paris-Orly, Paris-Orly/Quimper et Paris-Orly/Figari. A contrario, les vols intérieurs avec les plus faibles taux de retard sont Biarritz/Lyon, Marseille/Lyon et Nice/Lyon. L’AGST explique ces résultats par des problématiques de relations avec les hubs et l’influence des niveaux de trafic des vols.

Pour ce qui relève des vols moyen-courriers, les niveaux de retard sont préoccupants pour les liaisons avec l’Afrique du Nord. Ainsi, Alger/Paris-Orly est la liaison la moins ponctuelle suivie de Tunis/Paris-Orly et Londres Gatwick/Toulouse. Pour bénéficier de vols ponctuels, il faut regarder du côté de l’Italie et de la Finlande avec les vols Milan-Bergame/Beauvais, Florence/Paris-CDG et Helsinki/Paris-CDG qui accusent les plus faibles taux de retard.

Les liaisons avec l’Outre-mer habituées aux retards

Alors que certains vols intérieurs et moyen-courriers affichent des statistiques peu flatteuses pour ce qui relève de la ponctualité, les liaisons long-courriers avec l’Outre-mer alourdissent clairement les statistiques sur la période 2015/2016. L’AQST évoque même des niveaux préoccupants pour plusieurs liaisons notamment avec l’Outre-mer.

En 2016, Paris-Orly/Fort-de-France a été la liaison accusant le plus gros retard dépassant le seuil préoccupant de 40% de retard à l’arrivée précise l’étude. Sur les 10 liaisons les plus en retard, 6 concernent les Outre-mer comme le démontre le schéma ci-dessous :

© AQST

A contrario, côté ponctualité, seul le Paris-CDG/Saint-Denis de La Réunion apparaît parmi les 10 liaisons ayant les plus faibles taux de retard des vols long-courriers.

Pour l’Autorité de la qualité de service dans les transports, la première cause de retards sur les vols long-courriers est à mettre au crédit des compagnies aériennes. On pourrait en déduire que niveau logistique et organisation, il y a encore beaucoup à faire. Elles seraient à l’origine de près d’un tiers (30,6 %) des causes de retard au départ.