Après plus d’une semaine de mobilisation, la grève générale continue de paralyser la Guyane. Après son passage sur place, la ministre des Outre-mer, Ericka Bareigts a dévoilé ce mercredi le plan d’urgence pour le département d’Outre-mer, entériné en Conseil des ministres.

Jusqu’à mars dernier, jamais la Guyane dans son histoire n’avait connu pareille crise. Voilà maintenant plus d’une semaine que le département d’Outre-mer implanté en Amérique du Sud tourne au ralenti. Le mouvement de contestation ne faiblit pas et les membres du collectif «Pou La Gwiyann dékolé» (Pour que la Guyane décolle), qui regroupe l’ensemble des mouvements protestataires, n’en démordent pas. Après avoir occupé le Centre Spatial Guyanais à Kourou qu’ils ont quitté ce mercredi matin, ils confirment leur souhait d’obtenir un maximum de garanties de la part de l’Etat avant d’évoquer une possible trève.

Pendant ce temps-là, à Paris, les ministres étaient rassemblés afin de donner corps à un Plan d’urgence pour la Guyane. Présenté par le gouvernement, il répondrait selon la ministre des Outre-mer, à 75% des demandes exprimées par le Collectif.

« Les préoccupations légitimes des Guyanais en matière de sécurité, d’éducation, de santé ou de logement ont donc été pleinement entendues », précise t-on du côté du ministère des Outre-mer.

Préparée par la réunion des ministres du 4 avril, la mise en œuvre de ce plan a été actée lors du Conseil des ministres, ce mercredi 5 avril. Mais alors, que contient ce plan exceptionnel d’1,085 milliard d’euros ?

Trois axes majeurs pour l’avenir de la Guyane

Le Plan d’urgence imaginé par le gouvernement se décline en plusieurs volets répartis à travers plusieurs secteurs clés : la sécurité et la justice, la santé et le social, l’éducation, l’équipement et l’aménagement, le soutien aux collectivités locales, l’économie. 12 accords thématiques viennent compléter et enrichir le plan d’urgence pour la Guyane, en matière de sécurité, d’agriculture, de pêche, de transports, d’énergie ou pour les droits des peuples autochtones et bushinengue, précise t-on au sein du gouvernement.

 

 

A noter qu’un comité interministériel de suivi des mesures mises en œuvre sera installé par l’Etat qui propose même aux membres du Collectif, ainsi qu’aux différentes parties prenantes, de participer à ce comité afin de suivre la mise en place des mesures telles que prévues par l’Etat.