Le cancer du sein, le plus fréquent chez les femmes en France, est guéri dans 9 cas sur 10 s’il est détecté suffisamment tôt. Le ministère de la Santé a donc lancé, le 6 avril 2017, un nouveau programme de dépistage du cancer du sein.

Le cancer du sein est la première cause de mortalité par cancer chez la femme, avec près de 12 000 décès par an. Pourtant, « encore trop peu de femmes ont recours au dépistage organisé« , déplore la ministre de la Santé, Marisol Touraine.

Dans l’optique d’inciter au dépistage afin de mieux garantir la santé des femmes, le ministère de la Santé a initié un nouveau programme de dépistage organisé du cancer du sein. Parmi les douze mesures de ce plan, une consultation de prévention est mise en place pour les femmes à deux stades de la vie : 25 ans et 50 ans.

Pour les femmes de 25 ans : informer avant de dépister

  • Une consultation sera proposée aux femmes de 25 ans pour les sensibiliser à l’intérêt du dépistage et les informer sur les modalités de dépistage ou de suivi, selon les antécédents et les facteurs de risque de chacune.
  • Cette consultation sera également l’occasion d’informer les femmes sur le dépistage précoce du cancer du col de l’utérus, et plus globalement sur les facteurs de risques liés aux comportements (tabac et alcool, habitudes alimentaires, activité physique, etc.), à la contraception ou aux infections sexuellement transmissibles.
  • La consultation sera prise en charge à 100%  par l’Assurance maladie dès le 1er janvier 2018.

Pour les femmes de 50 ans à 74 ans : un suivi personnalisé

  • Une consultation dédiée à la prévention et au dépistage sera proposée aux femmes âgées de 50 ans et plus. Cette consultation mettra en place un suivi personnalisé et coordonné impliquant davantage le médecin traitant, et prendra mieux en compte les éventuels facteurs de risque (alcool, tabac, sédentarité…).
  • L’échographie prescrite si nécessaire en complément de la mammographie (qui est prise en charge à 100% lorsqu’elle est réalisée dans le cadre du programme de dépistage organisé) sera réalisée sans dépassements d’honoraires à compter du 1er janvier 2018.

A l’issue d’une grande concertation citoyenne et scientifique, Marisol Touraine avait annoncé en octobre 2016 la prise en charge à 100% par l’Assurance maladie d’examens de dépistages supplémentaires pour les femmes particulièrement exposées.

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