Les départements d’Outre-mer ne sont pas les plus pourvoyeurs en combattants djihadistes. On dénombre 202 cas de radicalisation à caractère terroriste signalés dans nos territoires.

Dans son édition du 3 mars dernier, Le Monde a réalisé une carte à partir des données issues du fichier de « traitement des signalés pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste ». Créé en 2015, il « rassemble aujourd’hui près de 16 000 profils », indique le quotidien.

Les départements d’Outre-mer cumulent 202 signalisations, sur un total national de 11 820 cas : 142 pour la Réunion, 25 pour la Guadeloupe, 17 pour la Martinique, 13 à Mayotte, et 5 en Guyane. C’est l’Île-de-France qui est en tête du nombre de personnes ayant été signalées aux autorités et faisant l’objet d’une radicalisation. Une tendance que nous évoquions dans un de nos précédents articles.

©Lemonde / Ministère de l’intérieur

 

Selon les statistiques relevées par Le Monde, les données contenues dans ce fichier donnent un aperçu des profils des radicalisés :

  • 35% des personnes radicalisées sont converties à l’islam et 17% sont des mineurs
  • 27 % d’entre eux sont des femmes, souvent mineures et converties à l’islam.

 

© LeMonde / Ministère de l’intérieur