Les pique-niques, les festivals, les repas de familles à 50 personnes sont des occasions où l’on achète en général de la vaisselle en plastique. Sauf qu’en 2020, il est prévu que les assiettes, couverts et autres gobelets jetables en plastiques disparaissent de la circulation. Un bon point pour l’environnement. Mais par quoi remplacer ?

En Guadeloupe, une entreprise formée par un couple amoureux de l’écologie, est née en 2014 : Bio Bagasse Concept. La petite société commercialise de la vaisselle jetable, mais biodégradable et compostable, faite en bagasse. « Ce sont les Chinois, qui bizarrement se sont placés sur le secteur en tout premier, raconte Daniel Houyaux, le fondateur de Bio Bagasse Concept. Ils ont compris, plus vite que nous l’utilité de commercialiser ce type de produit. » Les assiettes, sont fabriquées en fibre de bagasse et les couverts, pour des raisons de solidité, en amidon de maïs.

Ces deux biomatériaux sont entièrement biodégradables, sans crainte aucune pour l’environnement. On peut les composter et ils se dissolvent dans la nature en trois mois. Pour comparer, un sac ou une bouteille en plastique mettent 450 à 500 ans pour s’éliminer dans la nature.

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En Guadeloupe, on peut trouver ces couverts sur des événements d’associations, en commande sur le site internet ou bien encore dans les magasins et enseigne bio, comme chez les Houyaux à Saint-François.

« Quand on a monté la société, on pensait que cela marcherait bien, que le concept séduirait les consommateurs », note Daniel Houyaux. Pourtant, la petite entreprise accuse des coups durs. Une clientèle difficile à séduire, peu d’écho dans les points de distribution de type supermarchés et un coût qui reste encore trop élevé par rapport à ses cousins en plastique ou en polystyrène. Des substances hautement nocives pour l’environnement et même pour la santé : en 2013, Haïti a interdit le polystyrène du fait de son potentiel cancérigène.

Si en Outre-mer où la culture environnementale existe dans le domaine des énergies renouvelables, avec l’implantation d’éoliennes ou de panneaux photovoltaïques, qui commence à poindre dans l’agriculture, elle n’a pas encore touché les populations de consommateurs.