Ventes ou locations d’appartements ou de maisons…À partir du 1er avril 2017, les annonces immobilières de ventes et de locations devront mieux informer les acheteurs potentiels et les locataires intéressés.

Un arrêté publié au Journal officiel du 18 janvier 2017 à la suite à la loi Alur impose de nouvelles règles aux professionnels qui mettent en relation acquéreurs ou locataires et vendeurs ou bailleurs de biens immobiliers.

Cet arrêté précise notamment que :

  • le barème des prix des prestations proposées devra être visible et lisible sur la vitrine et à l’entrée des agences tout en étant également publié sur leur site internet ;
  • les annonces de vente indiqueront systématiquement le prix de vente du bien, à qui incombera le paiement des honoraires de l’agence et le montant toutes taxes comprises (TTC) des honoraires à la charge de l’acheteur (ce montant étant précédé de la mention « honoraires ») ;
  • les annonces devront mentionner les montants du loyer mensuel tout compris, du dépôt de garantie éventuellement exigé et des honoraires de l’agence et détailler les modalités de décompte des charges locatives ainsi que la surface et la commune du bien loué.

« Le choix des professionnels me semble clair, et pour cause… Jusqu’ici, il leur suffisait d’indiquer le prix de vente en précisant seulement la mention FAI (frais d’agence inclus), ou, dans le cas ou les honoraires étaient à la charge de l’acquéreur, le pourcentage qu’ils représentaient. Quand on parle d’une commission de 4 ou 5%, cela semble abstrait. Mais lorsqu’on remplace ce pourcentage par le prix réel, cela change tout », rétorque Fabrice Vaupré, co-fondateur de Houzfinder, plate-forme de gestion de processus de vente immobilière.

Dans le cas d’une vente d’un bien, les tarifs des agents immobiliers sont libres, ces derniers percevant leur rémunération une fois la transaction effectuée.

En cas de mise en location d’un logement vide ou meublé, la rémunération des agents immobiliers reste à la charge exclusive du bailleur. Seuls les honoraires liés à la visite du locataire, à la constitution de son dossier, à la rédaction du bail et à la réalisation de l’état des lieux peuvent être mis, pour moitié et sous réserve de respecter certains plafonds, à la charge du locataire.