En Guadeloupe, le dialogue social entre les partenaires sociaux semble en bonne voie de développement.

Le 7 mars 2017, un projet de « dialogue social » a été signé entre les différents syndicats de patrons et de salariés, mais aussi avec la Région, l’Europe, et l’Agence régionale de l’amélioration des conditions de travail (ARACT). Un projet tourné autour des défis que la société guadeloupéenne doit relever en matière de conditions de travail, mais qui décline également quelques pistes et projets d’amélioration.

Dans un document que Mediaphore s’est procuré, sont dénombrés les défis qui ont été évoqués durant la réunion, des défis qui sont surtout à surmonter : les « évolutions du travail et des systèmes économiques », « l’histoire coloniale« ,  le rapport au travail « qui fait souvent l’objet de prises de position caricaturales », le désir du monde du travail à se tourner vers des relations plus humaines, vers le développement durable et une « reconnaissance mutuelle des partenaires sociaux », afin de prévenir les conflits au travail. Cette contextualisation rappelle donc une partie des raisons pour lesquelles l’amélioration des conditions de travail n’est pas un vain sujet.

Appliquer le code du travail pour réduire les conflits

Au rang des enjeux, les signataires ont tirés quatre axes majeurs : la réduction du nombre de conflits « par l’application du code du travail et des conventions collectives applicables en Guadeloupe » (sic). Ensuite, la « construction de la confiance » entre les partenaires sociaux, « l’épanouissement des acteurs de l’entreprise », notamment par la formation et le développement des compétences et qualifications et le développement d’innovations sociales, économiques et environnementales, comme permettre la prise d’autonomie. De jolis vœux donc, qui ébauchent une esquisse d’ambition de libérer un peu l’entreprise et ses salariés, un des axes majeurs de l’économie entrepreneuriale du XXIe dans le monde entier, à l’heure où les générations Y et Z sont portés par leur connexion permanente au monde extérieur.

Parmi les projets signés, sont à noter « le développement de la formation, professionnelle et continue ». La mise en place de commissions paritaires pour les TPE et les entreprises artisanales, animées par l’ARACT, de même que les médiations autour de la négociation sociale. Un label, « entreprise responsable » fait aussi partie des projets. Les signataires ambitionnent également de transposer l’exemple québécois de la construction des fonds en capital-risque par les organisations syndicales du Québec à la Guadeloupe, pour favoriser le développement et la création d’entreprises sur l’île.

Néanmoins, dans tous ces projets d’amélioration du dialogue social, aucun calendrier n’est précisé.

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