Le cabinet Mercer publie son classement annuel de la qualité de vie dans le monde pour les expatriés. Si la capitale de l’Autriche, Vienne domine ce classement, une ville d’Outre-mer se place dans le top 100 mondial. Elle est la seule représentante d’Outre-mer dans le classement global.

Chaque année, le cabinet Mercer créé en 1937 évalue 39 critères, de la criminalité à la gestion des déchets en passant par les transports en commun afin de déterminer les villes où la qualité de vie est la meilleure dans le monde. Reconnue pour être l’une des plus exhaustives au monde, l’étude Mercer est conduite chaque année pour permettre aux multinationales et aux autres organisations de rémunérer équitablement les collaborateurs auxquels elles confient des missions à l’international. Les enquêtes menées par Mercer sur la qualité de vie recommandent également des primes de qualité de vie à accorder dans plus de 450 villes de la planète, dont 231 apparaissent dans le classement de l’édition 2017.

« Dans cette période de contexte économique incertain, toute société ayant pour objectif de s’implanter à l’étranger et d’envoyer du personnel dans des nouvelles destinations devrait avant tout s’assurer d’avoir une vision complète de la ville concernée couvrant notamment son potentiel commercial sur le long terme et sur son degré d’attractivité pour les talents clés », affirme Ilya Bonic, Associé senior et Président de ligne de métiers Gestion des Talents (« Career ») chez Mercer.

Si dans ce classement, on retrouve les grandes villes du monde tels que Vienne, Munich, Vancouver, Genève ou encore, Sydney, dans le top 100 mondial, une fois de plus, une ville d’Outre-mer se glisse entre Hong-Kong et Dubaï. Mais quelle est donc cette ville d’Outre-mer où les expatriés ont tout intérêt à se rendre à la vue de la qualité de vie ? Il s’agit tout simplement de Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe. La ville pointoise se classe en 73ème position juste après Hong-Kong mais devant Dubaï, Séoul, Kuala Lumpur ou encore, Buenos aires. En 2016, Pointe-à-Pitre était déjà la seule ville d’outre-mer présente dans le top 100 mondial (72ème position). Elle était aussi la 3ème ville de France après Paris et Lyon mais aussi, celle qu’a récolté le score le plus élevé dans la région devant Fort-de-France (Martinique) classée cette année-là au-delà de la 230ème place. Cette année, hormis Pointe-à-Pitre, pas de traces d’autres villes d’Outre-mer.

Mercer évalue les conditions de vie locales de plus de 450 villes du globe. Les conditions de vie sont analysées en passant en revue 39 facteurs, eux-mêmes regroupés en 10 catégories :

  • Environnement sociopolitique (stabilité politique, criminalité, respect de la loi, etc.).
  • Environnement économique (contrôle des changes, services bancaires).
  • Environnement socioculturel (accessibilité et censure des médias, restrictions aux libertés individuelles).
  • Situation médicale et sanitaire (fournitures et services médicaux, maladies infectieuses, gestion des déchets et des eaux usées, pollution atmosphérique, etc.).
  • Établissements d’enseignement et éducation (niveaux et disponibilité d’établissements internationaux).
  • Services publics et transports (électricité, eau, transports en commun, engorgement du trafic, etc.).
  • Divertissements (restaurants, théâtres, cinémas, sports et loisirs, etc.).
  • Biens de consommation (disponibilité des aliments, articles de consommation quotidienne, automobiles, etc.).
  • Logement (locations, appareils ménagers, mobilier, services d’entretien).
  • Environnement naturel (climat, historique des catastrophes naturelles).

Les notes attribuées à chaque facteur, pondérées d’un coefficient reflétant leur importance pour les expatriés, permettent des comparaisons objectives d’une ville à l’autre. L’indice de qualité de vie résultant compare les écarts relatifs constatés lors de l’évaluation parallèle de deux villes. Pour faciliter l’utilisation de l’indice, Mercer a constitué une grille permettant à l’utilisateur d’associer à l’indice calculé le montant recommandé pour la prime de qualité de vie, déterminé par application d’un pourcentage à l’indice.

Les données étudiées par Mercer ont pour la plupart été analysées entre les mois de septembre et novembre 2016 et feront l’objet d’une mise à jour périodique permettant de prendre en compte les changements survenus dans l’intervalle, peut-on lire sur le site web du cabinet. Plus précisément, les bilans seront révisés de manière à refléter les évolutions politiques, économiques et environnementales.