Derek Walcott, poète, dramaturge et artiste saint-lucien s’est éteint ce  sur l’île de Sainte-Lucie. Il a marqué son époque notamment en recevant le prix Nobel de littérature en 1992.

Sainte-Lucie est en deuil. L’île des Caraïbes vient de perdre un de ses enfants, l’un des plus talentueux. Derek Walcott, poète et dramaturge est décédé ce 17 mars sur son île natale. Il est principalement connu pour son poème épique Omeros, une adaptation de l’Iliade aux Caraïbes. Un poème de plus de trois cents pages couché dans la terza rima dantesque, tour de force qui acheva sans doute de convaincre le jury du Prix Nobel, lequel lui fut décerné fin 1992. Il devint ainsi le second auteur noir après Wole Soyinka, à recevoir cette distinction.

Celui qui a travaillé pour l’Université de Boston est l’auteur de plus d’une quinzaine de recueils de poésie et d’une trentaine de pièces de théâtre qui évoquent à merveille à leur manière la vie et la culture caribéenne. Expérimental à ses débuts, Walcott s’oriente ensuite vers une inspiration polyglotte et folklorique. Son style d’écriture mêlait l’anglais au créole en passant par du français et du latin. Un style unique en son genre.

« Même si la fumée oublie la terre d’où pourtant elle s’élève,
et même si les orties comblent les trous où moururent les lauriers,
un iguane entend les haches, troublant la lentille de chaque appareil, de son nom perdu – lorsque l’île bosselée était encore appelée
« Iounalao » : « Où l’on trouve des iguanes. »

Extrait issue d’Omelos, livre 1, chapitre 1.

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