La région caribéenne est identifiée comme étant un point chaud de la biodiversité. C’est-à-dire qu’elle cumule une forte richesse en termes de diversité du monde vivant à tous les niveaux. La Martinique détient en son sein une flore unique, la plus riche des Petites Antilles. 

Si vous vous trouvez actuellement en Martinique, vous pourrez en savoir plus sur la flore de Martinique à travers « L’exposition botanique » annuelle au Lamentin, au Centre Commercial La Galleria. Une trentaine de pépiniéristes ouvriront leur univers à la clientèle dans les allées de l’établissement jusqu’au samedi 1er avril et présenteront leurs plus beaux spécimens : broméliacées, orchidées, bougainvilliers, plantes médicinales, palmiers, agrumes, roses du désert, anthuriums, bonzaïs et bien d’autres variétés sont à découvrir.

Toutes les facettes de la botanique seront décryptées pour permettre aux visiteurs de plonger dans une atmosphère unique. Sur place, seront prodigués des conseils pour un meilleur entretien des plantes.

 

En attendant, voici 5 choses à savoir sur la flore de Martinique :

Un alpinia. ©Flickr/jessyFlash2vie

L’île aux fleurs

De nombreuses fleurs de la famille des Zingiberaceae, plantes herbacées pérennes, productrices d’huiles essentielles, peuplent les sous-bois de la Martinique et sont très prisées par les fleuristes du fait de leurs formes atypiques et de leurs couleurs flamboyantes. Ces fleurs ont donné son nom à la Martinique (Madinina en amérindien), qui signifie « l’île aux fleurs » dans la langue des indiens Caraïbes.

Un zamana. ©persiletoignonspays

396

Pour ce qui est des espèces arborées, la Martinique avec 396 espèces d’arbres, dont 20 % d’endémiques des Petites Antilles, est la plus riche des Petites Antilles. Cette diversité est plus de trois fois supérieure à la diversité métropolitaine, pour un territoire 500 fois plus petit !

162

Orchidée. ©flickr/Gaël Chardon

Au terme d’un état des lieux établi avec les compétences d’une douzaine de botanistes du Comité français de l’UICN et le Muséum national d’Histoire naturelle, en partenariat avec le Conservatoire botanique de Martinique (CBMQ) et la Fédération des conservatoires botaniques nationaux (FCBN), des analyses réalisées permettent de connaître le risque de disparition de 162 espèces de la flore de Martinique. Parmi les espèces menacées, la Liane à canots (Tanaecium crucigerum) et le Banga (Acrocomia karukerana) sont classés « En danger critique ». Le Bois chandelle (Zanthoxylum spinifex) et l’orchidée Oncidium altissimumsont en catégorie « Vulnérable ». Le Caca-ravet (Cybianthus dussii) et le Bois-moussara (Drypetes dussii), tous deux endémiques de l’île, ont été classés « En danger ».

Un mancellinier. ©michelem

200

Selon la Direction de l’Equipement, de l’Aménagement et du Logement (DEAL) Martinique, dans les Antilles françaises, près de 200 espèces végétales toxiques ont été recensées. Certaines sont bien connues comme le mancenillier (Hippomane mancinella), le ricin (Ricinus communis) ou encore le « mort aux cabris » (Hippobroma longiflora), dont le nom est assez explicite.

L’Ixora.©Kokkarani

2 960

La flore des Petites Antilles comprend environ 2960 espèces de phanérogames auxquelles s’ajoutent 323 espèces de Ptéridophytes, soit un total de 3283 espèces végétales vasculaires. 12% des phanérogames et 14 % des Ptéridophytes sont endémiques des Petites Antilles. Ensemble, la Guadeloupe et la Martinique possèdent 56 % des phanérogames et 84 % des Ptéridophytes des Petites Antilles. A elles seules, la Guadeloupe et la Martinique hébergent 86 % des phanérogames et 83 % des Ptéridophytes endémiques des petites Antilles.

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