Fin 2016, le ministère de la Justice dévoilait son programme immobilier pénitentiaire. Ce jeudi, le Garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas a présenté les terrains choisis pour concrétiser le programme. Qu’en sera t-il pour la Guadeloupe et la Guyane ?

Bientôt en France, 33 nouveaux établissements pénitentiaires et 28 quartiers de préparation à la sortie sortiront de terre. Parmi ceux-ci, deux seront implantés en Outre-mer, précisément en Guadeloupe et en Guyane.

En Guadeloupe, des terrains ont été proposés à Gourbeyre, à Morne-à-l’Eau et dans l’agglomération du Lamentin. Selon le ministère de la Justice, ils présentent tous des avantages pour la construction d’un centre de détention de 300 places.

© Ministère de la Justice

Il convient toutefois, dans le contexte spécifique de l’île, et s’agissant d’un centre de détention, de poursuivre avec les élus, les discussions pour le choix du site le plus approprié. Mais d’ores et déjà, la Direction de l’Administration Pénitentiaire et l’Agence Publique pour l’Immobilier de la Justice vont poursuivre, en lien avec la Préfecture, les démarches foncières avec les études complémentaires et les procédures d’acquisition.

En Guyane, des terrains ont été proposés près de Cayenne et particulièrement à Macouria, qui présente des avantages certains pour la construction d’une maison d’arrêt de 300 places.

© Ministère de la Justice

Toutefois, compte tenu de l’évolution de la Guyane, notamment du dynamisme démographique de Saint Laurent du Maroni, et même s’il n’existe pas aujourd’hui de tribunal de grande instance dans cette ville mais une chambre détachée – que soit examinée également l’option d’une construction pénitentiaire dans le secteur de Saint Laurent du Maroni.

Compte tenu du contexte spécifique du territoire, le garde des sceaux souhaite que les échanges se poursuivent avec les élus locaux dans cette perspective.

A la demande du ministre de la justice, la Direction de l’Administration Pénitentiaire et l’Agence Publique pour l’Immobilier de la Justice, en lien avec la Préfecture, vont nourrir ces réflexions et lancer les études foncières complémentaires nécessaires.