La mortalité causée par des accidents vasculaires cérébraux baisse en outre-mer mais reste forte, selon l’Agence de Santé publique.

Le bulletin épidémiologique hebdomadaire de Santé Publique France, l’agence nationale de santé publique, présente cette semaine une étude sur la mortalité due aux accidents vasculaires cérébraux (AVC). Ainsi, entre 2008 et 2013, dans un « contexte de changements importants de la prise en charge » des AVC, « le taux de mortalité a diminué de 13,1% », pour les deux sexes et les différentes classes d’âge.

Si l’on ne peut que se réjouir de cette information, il est à noter, néanmoins que, « d’importantes disparités régionales des taux de mortalité ont été observées en 2013 », précise le bulletin, « les taux variant du simple au double ».

Les plus fort taux de mortalité en outre-mer

En effet, ce sont les régions ultramarines qui récoltent la palme du taux « standardisé de mortalité » le plus élevé, avec un pic pour La Réunion, qui affiche, selon la carte ci-dessous un taux de 78,7 / 100 000  de 2011 à 2013 et la Guadeloupe qui affiche 70,9 / 100 000. Sur la même période, en comparaison, la région Île-de-France, présente un taux de mortalité de 37,5 / 100 000, soit moins que la moitié de celui observé à la Réunion.

Chez les moins de 65 ans, également, les écarts entre l’Hexagone et les territoires ultramarins restent marqués.

©Santé Publique France / Inserm/CépiDC

Ces différences s’expliquent par une répartition inégale des risques liés notamment à des comportements individuels : tabagisme, consommation excessive d’alcool, mauvaise alimentation, manque de sport….

Pour autant, la mortalité venue d’un AVC baisse dans nos régions ultramarines : « entre les périodes 2008-2010 et 2011-2013, la plus forte baisse était observée en Martinique (-24,8%) et dans les trois autres régions ultramarines (-12,6% à La Réunion, -12,1% en Guyane et -11,8% en Guadeloupe), suivies en métropole par l’Occitanie (-10,5%) », note le bulletin épidémiologique. Un progrès donc.