Une fois n’est pas coutume, les brumes de sable en provenance d’Afrique débarquent sur les Antilles. Un phénomène à l’origine de gênes respiratoires et dont se passerait volontiers la population de la zone Caraïbes.

Le phénomène est récurrent et pourtant, on ne s’y habitue pas forcément. A certaines périodes de l’année, d’épaisses brumes de sable provenant de l’Afrique s’invitent sur la zone Antilles. Si l’appellation « brumes de sable » est la plus répandue, il reste que ces brumes épaisses sont en fait constituées de terre et d’argile en provenance de plusieurs pays (Mali, Mauritanie, Tchad ou encore, le sud du désert marocain), situés pour la plupart en Afrique de l’Ouest. Ainsi, le vent soulève puis propulse ces particules fines qui sont ensuite transportées par les alizés. Elles survolent ainsi l’Atlantique pour terminer leur course dans la zone Caraïbes et en Amérique du Nord.

Selon les spécialistes, ce phénomène pourrait être assimilé à un couloir de poussières puisque ça trajectoire reste la même au fil des années. Du côté de la Guadeloupe et de la Martinique, on s’en passerait volontiers car il ne faut pas oublier que ces particules fines sont de vrais danger pour la santé de la population caribéenne car elle est à l’origine de gênes respiratoires et allergies en tous genres. Depuis les Antilles françaises, on observe la brume de sable saharienne sans pour autant réaliser qu’elle est par exemple, la première source de pollution naturelle en Martinique. Le phénomène est donc surveillé de près par les autorités notamment les agences de surveillance de la qualité de l’air aux Antilles françaises (Madinin’air et Gwad’air).

© NOAA

Sur l’image radar de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), on distingue parfaitement les brumes de sable (en jaune, orange et rouge sur l’image). Les plus concentrées en particules fines (en rouge sur l’image) devraient atteindre la zone Antilles dans le courant de la semaine.