Le passage de l’ouragan Matthew sur la Caraïbe n’est pas passé inaperçu. Au-delà des dégâts matériels, il a surtout coûté la vie à des centaines de personnes notamment à Haïti. Matthew, un ouragan de catégorie 5, catalogué par les experts comme une anomalie climatique.

Son passage n’est pas passé inaperçu d’autant plus que l’on ne l’attendait pas forcément. L’ouragan Matthew a été sans pitié lors de son passage sur la zone Caraïbes entre la fin du mois de septembre dernier et le mois d’octobre. Les pluies diluviennes et les vents violents générés par le passage de l’ouragan n’auront laissé aucune chance à certaines îles de la Caraïbe dont Haïti, durement touché.

Après son passage meurtrier, les scènes de désolation se multipliaient à Haïti mais aussi dans des îles avoisinantes. L’ouragan Matthew a d’abord effectué un détour par les Antilles françaises avant de terminer sa course au large de la Floride dans une dernière boucle vers le Sud. Un monstre qui générait des rafales de vent soufflant dans les 240 km/h, sans compter les pluies diluviennes qui l’accompagnaient.

Une présence dans l’arc Antillais qui n’a pas manqué d’alerter les services météorologiques de la zone et de la France sans oublier les experts de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) qui révèle que l’ouragan Matthew est le premier ouragan de catégorie 5 dans la zone depuis 2007. Une présence synonyme d’anomalie significative selon l’AFP qui a répertorié les différentes catastrophes naturelles d’ampleur qui se sont produites dans le monde en 2016.

© AFP

L’ouragan Matthew qui a laissé des traces notamment à Haïti ou encore, à Cuba est loin d’être le seul à avoir intrigué les experts du climat. Les 21 tempêtes et 11 ouragans qui ont déferlé dans le Pacifique Nord (Est) soit pratiquement deux fois plus que la normale. Une anomalie significative pour les experts à l’image de la chaleur qui s’est abattue sur certaines zones de la planète. Illustration en Europe qui a connu en 2016, sa 3ème année la plus chaude après 2014 et 2015 sans compter l’Amérique du Sud qui après 2015 a enchaîné sur une année 2016 particulièrement chaude.

L’Outre-mer est directement concernée par ce soucis climatique par le biais de la Guyane qui a connu en 2016 son année la plus chaude depuis 1955 avec une température moyenne annuelle de 27.6°C (moyenne calculée sur les 5 postes de référence : Cayenne-Matoury, Saint-Laurent, Saint-Georges, Maripasoula et Kourou CSG), apprend t-on dans la synthèse mise en ligne par les services de Météo France.

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