Elle était une héroïne du quotidien, qui a tragiquement perdu la vie le 8 janvier 2015. Au lendemain de l’attentat terroriste contre la rédaction de Charlie Hebdo, la policière d’origine martiniquaise, Clarissa Jean-Philippe a été abattue par le terroriste Amedy Coulibaly, à Montrouge (92).

Clarissa Jean-Philippe était une policière municipale, âgée de 26 ans. Le 8 janvier 2015, elle est en service et intervient sur un accident de circulation dans la ville de Montrouge (92). Elle rencontre malencontreusement le terroriste Amedy Coulibaly. L’auteur de l’attentat de l’Hyper Casher, à Vincennes, ouvrira le feu sur la martiniquaise. Elle décèdera de ses blessures.

Se succéderont des célébrations et des gestes pour saluer la mémoire de la policière martiniquaise. Une statue, réalisée par l’artiste Jean-Marc de Pas, est érigée dans sa commune natale Sainte-Marie, en Martinique. Dans la ville de Carrières-sous-Poissy dans les Yvelines, le square Aristide Briand est renommé : square Clarissa Jean-Philippe.

À Montrouge, ville dans laquelle s’est déroulée le drame, « l’avenue de la Paix » porte également le nom de Clarissa Jean-Philippe. En outre, l’artiste parisien Christian Guémy, alias C215, a réalisé un portrait de la policière martiniquaise. Le 3 janvier dernier, il a  immortalisé, à l’aide d’un pochoir, le visage de la policière martiniquaise accompagné du message JeSuisClarissa.

Les célébrations de janvier 2017

Deux ans plus tard, la policière martiniquaise n’est pas oubliée de tous. À Carrières-sous-Poissy, une centaine de personnes se se sont réunies au pied de l’immeuble où la jeune femme résidait avec son compagnon. Un hommage solennel s’est également tenu devant le square portant désormais son nom.

Ce lundi 9 janvier, à 11 heures, une cérémonie se tiendra à Montrouge, sur l’avenue Pierre-Brossolette. Le lieu où la jeune femme a perdu la vie, sous les balles du terroriste Amedy Coulibaly, deux ans plus tôt. Seront présents le ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux, de la ministre des Outre-mer, Ericka Bareigts, et de la secrétaire d’État chargée de l’Aide aux victimes, Juliette Méadel.