Elles sont cinq et avec leurs airs de drôle de dames, elles ne manquent pas de charisme ni d’influence. Depuis leurs claviers d’ordinateurs et même devant le petit écran, Roxi, Luisa, Phiaka, Lina et  Filiz donnent le ton à la mode, inspirent des milliers de followers et soufflent le chaud et le froid sur ce toutes les tendances du secteur. Un quintet qui a tout misé sur le digital et c’est aussi ce que fait la startup Sweet Caribbean Holidays, qui les a invité pour une semaine.

C’est une stratégie des plus novatrices en Martinique (certains professionnels du secteur en Martinique auraient presque pu y penser) : utiliser le pouvoir des influenceuses. Elles sont nombreuses dans le monde. Des blogueuses qui donnent leur avis sur tout un tas de produits ou de pratiques et qui séduisent des milliers de fans sur la toile. Grâce à leur réseau, Roxi, Luisa, Phiaka, Lina et Filiz sont rapidement devenues incontournables, au point qu’en Allemagne, on leur a même accordé une émission télévisée : « Home Of You », diffusée sur RTL 2. Le concept : elles se filment avec leur smartphone en train de marcher, de danser, de tester des produits ou effectuer des séances photos. Elles donnent leurs avis et racontent leur quotidien face caméra comme si le téléspectateur était leur meilleur ami. Et c’est exactement ce qu’espèrent les professionnels du tourisme qui les ont invitées.

Welcome to Martinica

L’entreprise à l’origine de leur venue répond au nom de Sweet Caribbean Holidays (SCH). Elle leur promet du soleil, des sourires, du confort, du luxe et tout ce qui pourrait les convaincre que l’île aux fleurs est vraiment THE place to be, un véritable paradis sur terre. Un séjour d’une semaine qui a débuté ce lundi et qui leur permettra au passage de passer quelques jours à Sainte-Lucie (et là, on sent bien que vous aussi, vous avez envie de devenir influenceur/ceuse). 

Objectif de la manoeuvre : leur en mettre plein la vue pour qu’elles fassent passer le message à leurs followers (#touristespotentiels) : Les Antilles, c’est génial ! Venez, venez! (et n’oubliez pas de passer par SCH). Pour que personne n’oublie le nom de l’organisateur du voyage, un hashtag a même été créé. Toutes les photos publiées par les stars de la semaine seront rassemblées sous la bannière #SCHcaribbean. Un sacré coup de pub pour l’entreprise et pour la destination. D’autant plus important, que leur séjour sera aussi l’objet d’une de leurs émissions de retour en Allemagne. 

L’heure de l’innovation a sonné

Cette initiative, c’est un pari audacieux et innovant. Celui d’une startup créée par Sarah Chillan-Heusel et qui n’a pas encore un mois mais qui est déjà déterminée à frapper fort. Sa cible : un public international certes, mais aussi et surtout un public allemand qui aura toutes les facilités du monde à venir jusqu’à nous à moindres coûts maintenant que la compagnie aérienne Condor relie directement la Martinique à Francfort. Le sens du numérique et le sens du timing.

Lancée en novembre 2016, Sweet Caribbean Holidays offre aux voyageurs caribéens un service digital innovant d’assistance et d’accompagnement de séjours dans Les Caraïbes incluant du « travel planning », une conciergerie en ligne ainsi qu’une possibilité de booker leurs activités de loisirs directement sur le site ou l’application. Ces activités sont répertoriées dans des catégories telles que « A couper le souffle » ou encore « Vie de l’île » et vont du cours de surf au cours de cuisine caribéenne ultra privé en compagnie d’un Chef.

Des assistants voyage de Sweet Caribbean Holidays venant de la Martinique, Guadeloupe, Barbade et Sainte-Lucie avec une connaissance parfaite de la culture, de la gastronomie et du marché touristique de leurs îles aident et orientent les amoureux de la Caraïbe à créer leurs prochaines expériences touristiques.

Voilà qui prédit à cette jeune boîte, un bel avenir. Encore faut-il que nos îles suivent derrière. Souvenez-vous du bad buzz « the aller and the come back », synonyme de mauvais coup de pub pour certains professionnels du tourisme de Martinique notamment les chauffeurs de taxis. Reste à voir si on parle l’allemand aussi bien que notre anglais « local ».

Articles similaires