« Chantés Nwèl », mets locaux, boissons spéciales… Les fêtes de Noël sont toujours de grands moments de partage et de tradition. Une occasion de réunir la famille, les amis autour d’une bonne table. Et dans les DOM, chaque famille y va de sa célébration et concocte son propre menu.  Préparez vos papilles pour un agréable un petit voyage culinaire.

 

La Guadeloupe et la Martinique

Le ragoût de porc accompagné d’ignames et de pois d’Angole © macuisinecreole.com

Quels sont les ingrédients d’un repas de Noël à l’antillaise réussi ? Les îles sœurs partagent le même plat traditionnel pour Noël : le ragoût de cochon accompagné d’ignames et de pois d’Angole.

Concernant les entrées, les Guadeloupéens et Martiniquais sont friands de jambon de Noël. Mais si les premiers préfèrent le déguster avec de la sauce chien, les seconds le mangent plutôt caramélisé et à l’ananas. À cela viennt s’ajouter du boudin – noir ou blanc (aux lambis, crevettes) – ainsi que des pâtés créoles (principalement en Martinique).

Un jambon à l’ananas © Jumbocar Martinique

Côté dessert, c’est le coco qui fait l’unanimité : flanc coco, blanc manger coco seront parfaits. Il n’est pas rare de voir des bûches se glisser sur les tables du réveillon.

Et que boire pour accompagner ce menu ? Sirop de groseilles et shrubb sont parmi les boissons emblématiques d’un Noël à l’antillaise.

 

La Guyane

Une soupe créole © fierdetreguyanais

De par ses influences caribéennes, européennes et caribéennes, le repas de Noël guyanais est très riche. Si au fil des années, des mets français comme le foie gras et le saumon se sont invités à la fête « à l’époque, l’entrée c’était du boudin, du jambon et de la soupe créole », raconte Françoise, une charmante grand-mère qui réside à Kourou en Guyane. « En plat principal, c’était de la fricassée de porc avec des haricots rouges, accompagnés d’ignames. Il peut aussi y avoir une fricassée de poulet », ajoute-t-elle.

Concernant le dessert, « je mangeais du bindingwel, une galette créole ou un gâteau américain ». Pour accompagner le tout, des boissons comme le shrubb, le sirop d’anis, le punch au coco et la limonade.

« À l’époque, nous achetions un petit cochon qu’on élevait toute l’année pour le manger pendant les fêtes. On faisait de tout avec ce petit cochon : du boudin, de la fricassée, du colombo, des grillades… Et le 25, on partageait avec les voisins qui n’avaient pas de viande », détaille Françoise, nostalgique.

 

La Réunion

Cari langouste © Réunion Tourisme

Un bon repas de Noël à la réunionnaise ne se passe d’un bon cari (de viandes ou de poissons), accompagné de riz (lentilles de Cilaos, pois du Cap, haricots rouges…), de grains et d’un bon rougail mangue agrémenté de piment.

En apéritif/entrée, rhum arrangé ou punch locaux sont servis avec des bonbons piments. Il ne faut bien évidemment pas oublier les bouchons trempés dans du piment rouge chinois en pâte et du sciave.

 

Rougail mangue © Mi aime a ou

 

En dessert, les Réunionnais dégustent de la bûche de Noël, les letchis et autres fruits de saison. Le célèbre pâté créole est plutôt prisé pour la Saint-Sylvestre. Il est accompagné d’un petit verre de liqueur « Anisette » ou « Marie Brizard »

 

Mayotte

Le 101e département Français n’est pas connu pour ses célébrations de Noël, la population mahoraise étant majoritairement de confession musulmane.

Voulé © mokaboueni

Toutefois, il existe un repas de fête réservé aux occasions comme la Saint-Sylvestre ou simplement le dimanche en famille, tous réunis : le voulé. Les Mahorais s’installent sur une plage et dégustent des mabawa (des ailes de poulet), des brochettes de viande ou de poisson. Les bananes, le fruit à pain et la manioc frit sont d’excellents accompagnement.

 

 

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