Ce jeudi 8 décembre sera un jour à retenir dans l’histoire de la Guadeloupe et plus précisément, dans le secteur de la santé. A 13 heures précises, aura lieu la première télé-échocardiographie depuis le CHU de Pointe-à- Pitre. Premier établissement hospitalier à s’inscrire dans un programme global de prise en charge de l’insuffisance cardiaque (IC).

Première urgence cardiologique au CHU de la Guadeloupe, l’insuffisance cardiaque est l’objet de toutes les attentions. « L’Etude PICASSAU (Prise en charge de l’Insuffisance cardiaque aiguë et Suivi Ambulatoire à partir du Service Accueil des Urgences du CHU Guadeloupe) confirme que l’insuffisance cardiaque est réellement un problème majeur de Santé Publique dans notre archipel. Le constat est alarmant et la mortalité extrêmement importante » précise par ailleurs l’Agence Régionale de Santé Guadeloupe dans un communiqué de presse.

L’échographie est l’acte d’imagerie médicale le plus développé au monde (devant la radiographie, le scanner et l’IRM). Il présente l’avantage d’être peu onéreux, non invasif et non irradiant. Cependant, « l’échographie reste une technique « expert-dépendant », autrement dit seul un médecin spécialiste peut manier la sonde et établir un diagnostic » apprend t-on par ailleurs.

De ce fait, dans des zones éloignées ou médicalement isolées, il est nécessaire de procéder au déplacement des patients pour réaliser une échographie (examens d’urgence, surveillance obstétricale ou surveillance des pathologies pour les personnes âgées…). La raréfaction des experts accentue ces phénomènes et occasionne une saturation des établissements proposant ces examens.

Selon l’ARS Guadeloupe, le but de ce programme est de lutter contre l’inégalité à l’accès aux soins, de dépister et de diagnostiquer l’insuffisance cardiaque à Marie-Galante qui est pénalisée par la double insularité. Il s’agit aussi d’améliorer le parcours de soins du patient et de permettre une économie de transport sur le plan humain et financier, et offrir un accès aux soins au plus proche des populations.

Le dispositif mis en place par la société AdEchoTech et financée par l’Agence Régionale de Santé est issue de plus de quinze ans de Recherche & Développement dans le domaine de la médecine spatiale. L’objectif était à l’époque de permettre la réalisation d’échographies sur des astronautes dans l’espace, avec un radiologue situé sur la Terre.

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