Ce lundi, le Parlement a validé la sélection en master qui devrait entrer en vigueur dès la rentrée 2017. Une décision qui met un terme à un système qui privait certains étudiants d’un passage en master.

« Grâce à la réforme du master, aucun étudiant diplômé de licence et qui souhaite poursuivre son cursus en master ne sera laissé sans solution, sans choix ou sans droit. » Pour le gouvernement, cet accord du Parlement est une bouffée d’oxygène pour les étudiants en plus d’être tout bonnement « historique » dans l’histoire de l’Université française.

Cette décision, qu’engendre t-elle ? Selon un communiqué rendu public par le gouvernement, il s’agit d’une réforme équilibrée qui vise à orienter sans empêcher, et à accompagner la démocratisation de l’accès au master :

  • en supprimant la sélection existante entre la première et la seconde année de master ;
  • en permettant aux universités de mettre en place un recrutement à l’entrée du M1 ;
  • en créant pour tous les diplômés de licence un droit à la poursuite d’études en master garanti par l’Etat et les recteurs.

Une adoption qui fait l’unanimité sauf du côté de la Droite

« Cette proposition de loi achève le sens de la réforme « Licence, Master, Doctorat » (LMD) adoptée il y a près de 15 ans, mettant fin à une situation incohérente entre la première année de master et la seconde. Elle offre ainsi des garanties de clarté et de continuité aux établissements et aux étudiants », peut-on lire dans le communiqué du ministère rédigé par Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et Thierry Mandon, secrétaire d’Etat chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Adoptée dans les mêmes termes à l’Assemblée nationale et au Sénat (le 26 octobre dernier), cette proposition de loi sera bientôt promulguée et pourra entrer en vigueur dès la rentrée universitaire prochaine. Au grand dam des députés du groupe Les Républicains, opposés à ce projet de loi.

Selon le communiqué, « elle viendrait traduire le protocole d’accord conclu le 4 octobre avec les organisations représentatives des étudiants, des personnels et des établissements, dont les termes ont été approuvés à une large majorité le 17 octobre par le Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (Cneser). » C’est « une reconnaissance de l’importance du dialogue social pour réformer l’enseignement supérieur« , ont souligné Najat Vallaud-Belkacem et Thierry Mandon.

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