Peu farouche, le barracuda est un prédateur pouvant mesurer jusqu’à 2 m de long pour 50 kg. Le corps du barracuda est allongé, avec une mâchoire composée de dents en forme de crocs qui sévissent depuis quelques semaines dans les eaux de l’archipel guadeloupéen, au grand dam des autorités locales qui appellent à la vigilance.

Les attaques de barracuda en Guadeloupe ne sont pas fréquentes mais quand elles se produisent, elles ne passent pas inaperçues. Cette fois, c’est dans le Grand Cul-de-Sac Marin que ce prédateur vorace semble se manifester depuis quelques jours. Les autorités locales ont décidé d’alerter la population suite au signalement de plusieurs attaques, dont « une avec des blessures importantes, ont été répertoriée dans les deux dernières semaines, et une attaque dans les derniers mois », précise le communiqué du Parc national de la Guadeloupe en charge de la gestion du site.

Ce seraient des prestataires touristiques qui auraient lancé l’alerte précisant « qu’un barracuda montrait des signes d’agressivité à l’îlet Fajou. » Le principal facteur d’attaque de barracuda resterait le nourrissage. Une problématique qui interpelle de nouveau le Parc national de la Guadeloupe inquiet des conséquences de cette pratique interdite. « Ces poissons sont alors nourris et considèrent les hommes comme des fournisseurs de nourriture « facile », les agressant lorsqu’ils n’en obtiennent pas…. », rappelle la structure.

En 2010, trois attaques dans le même mois recensées au Gosier

Souvenez-vous, à la sortie de la saga « Les dents de la mer », nous étions des milliers à réfléchir à deux fois avant de glisser un petit orteil dans l’eau de mer. Une légère appréhension liée au scénario de ce film mythique ressentie dans tous les lieux ouverts à la baignade y compris, aux Antilles. Une chose est sûre, un requin n’est pas un barracuda mais reste tout aussi dangereux.

En 2010, plusieurs baigneurs l’ont appris à leur dépend au Gosier, sur la plage de la Datcha où un jeune garçon de 9 ans avait eu le pied lacéré par ce qui semblait être un barracuda. Un an plus tard en fin d’année, on recensait en Guadeloupe, trois attaques en un mois dans cette même zone du Gosier. Une femme mordue à la cuisse sur la plage de l’ancien hôtel Le Callinago, un homme de 49 ans mordu sur le flanc à la Datcha, à chaque fois le coupable identifié est un « gros » barracuda.

Pour les autorités locales, « que ce soient des restes de pique-nique, des abats de pêche ou même des appâts destinés aux barracudas, les conséquences sont identiques : la mise en danger des nageurs et plongeurs du Grand Cul-de-Sac Marin. » De manière générale, il y a toujours des conséquences à nourrir un animal sauvage. Pratiquer cela pour les poissons, oiseaux ou animaux terrestres modifie les processus naturels, les interactions entre les animaux et leur environnement sans oublier, l’impact sur leur comportement qui peut s’avérer dangereux pour l’Homme.

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