Le Centre Pompidou fête ses 40 ans en 2017 et partout en France. Pour partager cette célébration, le Centre national d’art et de culture a choisi de se décentraliser dans 40 villes dont une de la Martinique.

Expositions, spectacles, concerts et rencontres sont présentés dans quarante villes françaises, en partenariat avec un musée, un centre d’art contemporain, une scène de spectacle, un festival, un acteur du tissu culturel et artistique français…De la fin 2016 au début de l’année 2018, des événements d’un soir à une exposition de six mois, des propositions mêlant expositions, concerts, spectacles de théâtre et de danse, conférences convieront tous les publics à vivre et partager l’originalité du Centre Pompidou et ce, dans quarante villes de France, de Grenoble à Lille, en passant par Saint-Yrieix-la-Perche, Chambord, Cajarc, Nice ou encore, Le François en Martinique.

« J’ai souhaité que le 40e anniversaire du Centre Pompidou soit la fête de la création artistique partout en France. Qu’il témoigne de la vitalité des institutions culturelles qui partagent l’esprit du Centre Pompidou. Qu’il permette de célébrer les liens noués avec les artistes, les musées, les centres d’art, les scènes de spectacle, les festivals, de développer et d’enrichir une longue histoire de projets communs au service de l’art et de la création. Qu’il soit l’occasion d’aller à la rencontre de ceux qui aiment le Centre Pompidou depuis 40 ans comme au devant de nouveaux publics. L’anniversaire du Centre Pompidou est placé sous le signe du territoire, à travers des manifestations très variées, pour susciter, accompagner, favoriser, faciliter des projets », précise Serge Lasvignes, président du Centre Pompidou.

L’abstraction lyrique en Martinique

A partir du 22 janvier prochain et jusqu’au 16 avril 2017, le Centre Pompidou présentera à la Fondation Clément au François en Martinique, l’exposition, Le geste et la matière, une abstraction « autre » (Paris, 1945 – 1965). Une exposition consacrée à la peinture abstraite non-géométrique, telle qu’elle s’est développée à Paris après la Seconde guerre mondiale. Nommée tour à tour, dès cette époque, « informelle », « lyrique », « tachiste », « gestuelle » ou « matiériste », cette abstraction, qui ne fait pas l’objet d’un mouvement homogène, traduit de la part des artistes la volonté de « repartir à zéro » après les années sombres de la guerre.

Faisant la part belle à des artistes comme Olivier Debré, Jean Dubuffet, Hans Hartung, Georges Mathieu, Gérard Schneider ou Pierre Soulages, l’exposition sera aussi l’occasion de découvrir des artistes moins célébrés, qui ont également apporté leur contribution à ce courant essentiel de l’abstraction, précise le Centre Pompidou. Délaissant la chronologie, la présentation qui réunit une cinquantaine de peintures provenant exclusivement de la collection du Centre Pompidou est organisée en neuf séquences.

En 40 ans, le Centre Pompidou implanté en plein coeur de Paris, a accueilli plus de 100 millions de visiteurs. Il réunit en un lieu unique une collection de plus de 100 000 œuvres, une bibliothèque de lecture publique (la Bpi), des salles de cinéma et de spectacles, un institut de recherche musicale (l’Ircam), des espaces d’activités éducatives… Il présente quelques 25 expositions temporaires chaque année. Quarante ans après, le Centre Pompidou est résolument un acteur culturel majeur en France et à l’étranger.

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