Elles ne bénéficiaient du réseau mobile que depuis le 22 décembre 2015. Wallis-et-Futuna bénéficieront bientôt d’une connexion numérique grâce à un accord signé avec les îles Samoa.

En un an, les 15 500 habitants de Wallis-et-Futuna sont entrés de plein pied dans le 21ème siècle. Réseau mobile fin 2015 et maintenant un câble sous-marin de communication numérique. Un noël avant l’heure qui promet un véritable développement de ces trois îles françaises du Pacifique (Wallis, Futuna et Alofi). 

Dans un communiqué publié le 28 novembre, la ministre des Outre-Mer Ericka Bareigts salue la signature de l’accord qui permet cette évolution technique. Un accord signé vendredi 25 novembre et qui selon la ministre « permettra aux populations de Wallis-et-Futuna de disposer de communications à haut débit performantes et moins coûteuses. »

La main à la poche

Bien sûr, une telle avancée technologique a un coût. L’agence Française de Développement a mis 11 millions d’euros dans la cagnotte et l’Union Européenne a également sorti le chéquier. Dans les faits, deux compagnies seront sur le terrain pour réaliser les travaux : Alcatel Submarine Network pour la partie installation et Samoa Submarine Cable Company Limited pour l’exploitation commerciale. 

Hasard géographique

Si le raccordement se fait maintenant, c’est plutôt un concours de circonstances : les îles Samoa et les Fidji séparées par 1 141,25 km ont prévu un câble qui les relieraient l’une à l’autre. Wallis-et-Futuna se trouve un peu à mi chemin et bénéficiera donc d’une bretelle pour être elle aussi sur le réseau. Mais comme pour le mobile qui n’est pas encore bien au point, un an après son installation, il va encore falloir faire preuve de patience. Attendre que les 652 km qui séparent les terres françaises de Samoa soient ralliés par le câble pour envisager les conversations skype avec Wallis et autres téléchargements lourds à Futuna. 

Signature capitale

Mais l’accord a déjà son importance. Une première pierre vers la révolution numérique du Pacifique à laquelle ont participé le député, le sénateur, le président de la commission permanente de l’assemblée de Wallis-et-Futuna. Même le chargé d’affaire de l’ambassade de Nouvelle-Zélande et les autorités samoanes avaient fait le déplacement. C’est dire la nécessité d’un tel dispositif pour l’avenir des îles du Pacifique mais aussi de la collaboration entre ces terres françaises et leur bassin géographique. Prochaine étape d’ailleurs, une liaison aérienne entre Wallis-et-Futuna et les îles Fidji promise par François Hollande en début d’année. Un désenclavement qui pourrait se concrétiser en 2018, selon le chef de l’Etat. Pour rappel, les deux archipels ne sont séparés que par 560 kilomètres. Une heure de vol qui pourrait tout changer pour les wallisiens.