Les Martiniquais sont assis sur un trésor naturel. Il faut bien le reconnaitre, en plus d’être « l’île aux fleurs », la Martinique est aussi une perle géologique. Ainsi, les équipes du Parc Naturel Régional entendent depuis plusieurs années protéger et valoriser à l’échelle mondiale.

C’est ainsi qu’est né le projet de Bien Martiniquais des « Aires volcaniques et forestières de la Montagne Pelée et des Pitons du Nord de la Martinique ». Objectif : faire entrer la Pelée et les Pitons du Carbet dans la liste très « sélect » du Patrimoine Mondial de l’UNESCO, ce qui signifierait que ces espaces naturels seraient certifiés irremplaçables et on ne peut plus précieux. 

Un label qui s’obtient avec de la patience et beaucoup de travail car il y a plusieurs étapes à franchir. L’une d’elle vient d’ailleurs d’être passée avec succès : celle du comité National des Biens Français au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. En effet, avant d’être international, il faut déjà avoir une reconnaissance nationale. C’est désormais chose faite. Après une audition des plus technique le 11 octobre dernier, la ministre de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer, Segolène ROYAL « herself », a écrit le 24 octobre au président du Parc Naturel Régional de la Martinique, Louis BOUTRIN pour l’informer de cette validation. Un pas de plus vers la gloire.

En retard sur ses voisins de la Caraïbe

Et quelle gloire ! Une fois les aires inscrites sur la liste, elles seront les plus protégées du territoire et bénéficieront de programme de valorisation et de gestion très spécifiques avec en sus, une page de publicité rien que pour elle (photos à l’appui) sur le site internet de l’UNESCO. Visibilité = tourisme, tourisme = développement économique, c’est finalement toute l’île ou en tout cas tout le Nord encore trop enclavé qui devrait profiter de ce jackpot.

Une démarche des plus intéressantes à laquelle ont aussi pensé les voisins de la Caraïbe. Sainte-Lucie et la Dominique ont déjà fait abriter leur pitons sous l’aile protectrice de l’UNESCO. La Réunion a fait de même avec ses cirques naturels. Il était temps que la Martinique qui représente 45% de l’endémisme total des îles océaniques des petites Antilles et 87% de la flore arborée dans l’Arc antillais puisse aussi y avoir un siège. 

Il reste encore du travail

Prochaine échéance pour la délégation martiniquaise qui défend le dossier UNESCO, une audition début 2017. L’occasion de déterminer précisément le périmètre concerné par la candidature. En attendant, le Parc Naturel Régional de la MArtinique poursuivra ses efforts de communication et de mobilisation avec notamment des ateliers territoriaux, histoire de sensibiliser au maximum sur un sujet qui concerne tous les martiniquais.