Selon une enquête de l’association Agir pour l’environnement, certaines des sucreries dont sont friands les enfants, contiendraient des additifs alimentaires susceptibles de contenir des nanoparticules pouvant favoriser l’apparition d’un cancer.

Vous les connaissez pratiquement tous et pourtant ils ne nous feraient pas du bien, bien au contraire. Ces confiseries agréables que l’on peut engloutir en quantité importante seul(e) ou avec les enfants seraient nocives, selon Agir pour l’environnement. L’association a enquêté pour estimer au mieux la quantité de confiseries contenant des additifs alimentaires susceptibles de contenir des nanoparticules, majoritairement le dioxyde de titane (colorant E171). « Le résultat est inquiétant : plus de 100 produits alimentaires destinés aux enfants ont été identifiés dans une quinzaine d’enseignes de supermarchés : bonbons Têtes brulées, Elodie, Fizzy, chewing-gum Airwaves, Hollywood, Freedent, Malabar, confiseries M&M’s, Skittles, gâteaux LU, chocolats Milka, décorations gâteaux Vahiné… », avance t-elle dans son enquête.

D’après la littérature scientifique, le dioxyde de titane contiendrait aujourd’hui des particules d’un diamètre moyen de 100 à 130 nm, appartenant clairement à l’échelle nanométrique. De fait, des analyses indépendantes publiées en juin par Agir pour l’environnement auraient montré que quatre produits alimentaires choisis au hasard contenaient tous des nanoparticules. « Ces mesures ont aussi révélé l’ampleur des infractions à la réglementation sur l’étiquetage. Aucun produit alimentaire ne porte la mention [nano] dans la liste des ingrédients, comme l’exige pourtant la réglementation européenne INCO 1169/2011 dès lors qu’une des dimensions d’un matériau produit intentionnellement est de l’ordre de 100nm », avance l’association.

Les enfants, premiers exposés ?

Selon l’enquête réalisée par Agir pour l’environnement, des scientifiques auraient prouvé que les enfants sont en première ligne : ils consommeraient deux à quatre fois plus de titane que les adultes du fait de leur consommation de sucreries.

L’échelle nanométrique augmente la dangerosité du dioxyde de titane. Les particules de taille extrêmement petite (un milliardième de mètre) ont la capacité de franchir les barrières physiologiques (intestins, cerveau, reins…), de pénétrer dans l’organisme et de s’y accumuler, selon Agir pour l’environnement.

« Après le scandale de l’amiante, comment accepter que les enfants soient les cobayes de ces substances dangereuses qui envahissent notre alimentation à notre insu ? N’ayant aucune utilité pour le consommateur tout en leur faisant courir des risques inutiles, un moratoire sur la nano-malbouffe s’impose ! », s’exclame Magali Ringoot, d’Agir pour l’Environnement.

En attendant d’avancer sur le dossier, l’ONG a lancé une pétition en ligne destinée à la Ministre de la Santé, la Ministre de l’Ecologie et la Secrétaire d’Etat à la Consommation avec comme objectif, d’exiger un moratoire sur les nanoparticules dans les produits alimentaires courants voire, le retrait des quatre produits analysés par Agir pour l’Environnement et contenant des nanoparticules. Affaire à suivre…

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