Il s’appelle Château des Palmiers. Un endroit bien français installé le long de la baie aux prunes à Saint Martin. Mais son propriétaire n’a rien d’un Molière, il est même depuis quelques jours, le plus célèbre des américains : Donald Trump, le tout nouveau Président des Etats-Unis.

Le président des Etats-Unis nouvellement élu, possède cette villa de 50 chambres depuis plusieurs années. Lors de son achat, elle lui avait coûté la bagatelle de 20 millions de dollars…Une dépense amortie depuis par le coût de la location saisonnière. 6 000 euros par nuit en basse saison. Jusqu’à 20 000 euros en période touristique. Il faut dire que le « château » ne manque de rien : vue sur mer, chambres avec jacuzzi et lit « King size », court de tennis, salle de gym, piscine… sans oublier le personnel (pisciniste, femmes de chambre, équipe de sécurité, gouvernante).

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Un véritable hôtel de luxe où il faut tout de même prévoir de séjourner cinq nuits minimum pour que votre réservation soit acceptée. Mais après tout, quitte à profiter du « french flair et de l’excitation du côté hollandais », comme le précise le nouveau président des Etats-Unis sur le site internet de la villa, autant le faire dans le luxe suprême.

Le rêve américain à Saint-Martin

Si le bien est aujourd’hui de nouveau en vente, les touristes qui passent en bateau le long de la Baie aux prunes ne se privent pas de faire des photos devant la villa de Mister President.

Pour sa part, la collectivité de Saint Martin, apprécie le coup de pub. La présidente du Conseil territorial, Aline Hanson a d’ailleurs tenu à féliciter le président américain pour sa victoire rappelant le lien fort qui existe entre l’île et les Etats-Unis. Une relation qui serait d’autant plus forte avec le nouvel homme fort des USA grâce à cette villa. « Le nouveau président a lui aussi un lien avec Saint-Martin, puisqu’il y possède des biens et qu’il doit apprécier les nombreux atouts de notre territoire.».

Pourtant, ces dernières années, Donald Trump ne s’est guère rendu sur place contrairement à sa femme et sa fille. Peut être trouvera-t-il le temps d’y poser Air Force One dans les années à venir comme l’a fait avant lui George Bush, père. En décembre 1989, il y avait rencontré François Mitterrand pour un échange tendu sur la situation de l’ex-URSS.

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