Ce mercredi, l’Assemblée nationale a adopté plusieurs amendements au projet de loi sur « l’Égalité réelle en outre-mer ». Parmi ceux-ci, les députés ont décidé de consacrer dans la loi les dates des journées de commémoration de l’esclavage et d’hommage aux victimes de l’esclavage des 10 mai et 23 mai. Les dates des deux journées nationales ont donc été adoptées.

Le projet ne date pas de hier mais une chose est sûre, cette fois, il est en bonne voie de concrétisation. Ce mercredi, les amendements portés par Victorin Lurel (PS) et François Pupponi (PS) ont été adoptés lors de l’examen du texte en première lecture et stipulent que « la République française institue la journée du 10 mai comme journée nationale de commémoration de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions, et celle du 23 mai comme journée nationale en hommage aux victimes de l’esclavage colonial », révèle Ouest France.

Une satisfaction pour les deux hommes mais également pour la ministre des Outre-mer, Ericka Bareigts. « Je tiens ici à souligner que le gouvernement travaille aujourd’hui à la préfiguration d’une fondation, dont la mission est présidée par Lionel Zinsou, sur l’histoire de la mémoire de l’esclavage qui aura vocation à porter cet enjeu », a-t-elle indiqué, avant d’ajouter que le gouvernement souhaitait donc « que la discussion continue sur tous ces sujets. »

Dans l’exposé des motifs de son amendement, M. Pupponi note que « les dates du 10 et du 23 mai sont aujourd’hui célébrées et reconnues par les institutions de la République », mais fait état d’une « relative faiblesse juridique » autour de ces dates qui reposent sur une circulaire de 2008, jugeant important que celle-ci soit « consolidée », précise le quotidien.

Dans l’hémicycle, où le vote de ces amendements a été ponctué d’applaudissements, le député de la Guadeloupe, Victorin Lurel a mis en avant un texte « symbolique », François Pupponi y voyant « un moment particulièrement important » qui permettrait « d’assurer juridiquement », la réalité de ces deux dates.

Reste maintenant l’étape du vote solennel qui se tiendra mardi prochain et qui découlerait sur l’adoption du projet de loi sur « l’égalité réelle en Outre-mer ».