Dans les Départements d’Outre-mer, « la vie chère » n’est (malheureusement) plus un secret pour personne. Faire ses courses tout en respectant son budget relève souvent du tour de force, et particulièrement en Martinique, comme l’indique une récente étude menée par l’INSEE.

Avec une différence de + 38,2%, sur les prix de l’alimentaire par rapport à la Métropole, la Martinique arrive en effet en tête du classement, devant la Guyane (+34%), la Guadeloupe (+33%) et la Réunion (+28%). Un écart conséquent, qui n’a cessé de se creuser depuis 2010, où la différence de prix était alors estimée à +29,2%.

Ainsi, à panier de courses équivalent, le total serait inférieur de 22,6% dans l’Hexagone, notamment en raison des coûts beaucoup plus faibles des produits laitiers, céréaliers et des boissons non-alcoolisées. La loi de Victorin Lurel « contre la vie chère » votée en septembre 2012 semble donc avoir eu une efficacité limitée. Entre 2010 et 2015, l’INSEE estime que le surcoût général des prix en Martinique a augmenté de 2,6 points, passant de 9,7 à 12,3%. Une hausse en grande partie due au secteur alimentaire, qui représente en moyenne 15,6% du budget des ménages de l’île.

Cette différence des prix ne passe pas inaperçue auprès des consommateurs, qui n’hésitent pas à poster sur les réseaux sociaux des photos comparatives.

L’alimentation est le principal contributeur à l’écart de prix entre la Martinique et la France métropolitaine, selon l’INSEE. D’une part, il s’agit d’un des premiers postes du budget d’un ménage martiniquais. D’autre part, c’est également pour ce poste que l’écart de prix à la métropole est le plus marqué.

Pour vous donner une idée du grand écart, un ménage métropolitain souhaitant maintenir ses habitudes alimentaires en Martinique augmenterait ses dépenses de…47,9 %.